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Certification des bâtiments, Objectiver le durable
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| L’immeuble atlantis (CODIC – architectes cerau et DWS) a été le premier bâtiment
belge certifié BREAAM en Belgique mais aussi le premier européen à recevoir la
nouvelle certification « BREEAM Europe for offices 2008 » |
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A l’heure actuelle, sur le sol belge, une dizaine d’immeubles sont en phase de certification environnementale et une trentaine en cours de demande. Sachant que ce mouvement n’a commencé que depuis 18 mois, on peut dire qu’il s’agit d’une tendance exponentielle. Mais comment faire la différence entre les labels Valideo, HQE, BREEAM, LEED et consorts ? L’un d’entre eux va-t-il finir par s’imposer et pourquoi ?
Le 1er mai prochain, après un report technique, la dernière phase du décret sur la performance énergétique des bâtiments (PEB) est finalement entrée en vigueur en Wallonie. Les trois Régions du pays ont donc à présent transcrit dans leurs réglementations respectives la directive européenne 2002/91/CE. Mais rappelons qu’elle ne concerne que la consommation énergétique des bâtiments, ce qui ne représente qu’une partie seulement d’une conception « durable ». Il est possible d’aller beaucoup plus loin en prenant en compte tous les aspects des rapports entre un bâtiment et son environnement (dimension sanitaire, confort, maintenance, gestion des déchets, de l’eau, de la végétation, des émissions acoustiques…) et le coût global de ces rapports multiples, aussi bien à l’investissement qu’en cours de fonctionnement. Les concepteurs, les investisseurs et les promoteurs le savent, eux qui font de plus en plus le choix de soumettre volontairement leurs projets aux exigences des certifications non contraignantes telles que Valideo, BREEAM, HQE, LEED et bien d’autres.
« Non contraignantes » ? Voire. Dans certains domaines, les lois du marché s’imposent presque aussi fermement que celles qui paraissent au Moniteur Belge. D’autre part, les labels fleurissent comme les pissenlits au printemps. Un par pays, généralement, et peut-être trois ou quatre dans le nôtre : après l’apparition de Valideo, porté par le SECO et le CSTC, il se murmure que les Régions pourraient bien lancer leur propre certification. Dans un contexte d’harmonisation européenne qui va en s’accélérant, tout cela est-il bien raisonnable ?...
Trois labels émergent Reconnaissons toutefois que, n’étant pas obligatoires, les certifications volontaires créent l’incertitude. Donc comment choisir en réelle connaissance de cause entre notre Valideo, le HQE français, le BREEAM britannique, le LEED made in USA ? Sans compter l’allemand DGNB, l’italien ITACA, le MINERGIE suisse, le TOTAL QUALITY 2000 autrichien, la version canadienne du LEED, le HK-BEAM de Hong Kong, le japonais CASBEE, et d’autres encore en Europe et ailleurs. Lequel va-t-il s’imposer comme norme de référence transfrontalière ? La lutte concerne bien sûr les plus répandus, parce que les plus anciens : BREEAM date de 1990, HQE de 1996 alors que Valideo n’a été créé qu’en 2008. Ce qui joue aussi est la pénétration effective de la marque : BREEAM compte plus de 110.000 bâtiments certifiés dont plus de 10.000 hors du Royaume-Uni, tandis que LEED n’en compte que 1.700 et HQE 330. ...
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Bâtiments et Techniques - Energie et Environnement | 31/05/2010
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