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Les deux-roues motorisés sont une solution de mobilité alternative



On oublie souvent les motos et les scooters dans les discussions sur les problèmes de mobilité. Pendant la Semaine de la Mobilité, FEBIAC (la Fédération belge et luxembourgeoise de l’Automobile et du Cycle) a souligné l’importance des deux-roues motorisés comme alternative valable pour ces problèmes. Les statistiques prouvent aussi que la popularité des motos et des scooters est en augmentation.

Sur la période allant de janvier à août, le nombre de motos et de scooters nouvellement immatriculés est pour ainsi dire resté stable, et ce, malgré le confinement imposé en mars et en avril. Pendant les huit premiers mois de l’année, le nombre d’immatriculations de motos et de scooters neufs est passé à 20.051 contre 20.290 en 2019 Du côté des motos et scooters d’occasion, on relève même une hausse de 2,9 % du nombre d’immatriculations. Un mouvement de rattrapage a eu lieu après le confinement et le gros recul noté en mars et avril a été presque entièrement compensé. L’évolution du nombre de permis moto délivrés et de la demande de cours de moto-école est un autre indice de la popularité croissante des deux-roues motorisés. Il y a une forte hausse des examens théoriques pour l’obtention du permis moto. Le secteur indique qu’après le confinement, le nombre d’examens passés a grimpé de 70 %. On note aussi une progression du nombre d’examens sur terrain privé (les « manœuvres ») et dans la circulation. Elle atteindrait, respectivement, 40 % et 15 %.

Plus mobile
Sachant que l’infrastructure routière existante ne peut pas toujours absorber efficacement le flux des usagers, cette croissance n’est que logique. Les conducteurs de moto ou de scooter peuvent en effet circuler entre les files si la vitesse du trafic est de moins de 50 kilomètres par heure. Et il est plus facile de trouver une place de parking qu’avec une voiture : les motos prennent moins de place (il est possible de garer trois à quatre motos ou scooters sur l’emplacement d’une voiture). FEBIAC répète depuis longtemps déjà que si 10 % des automobilistes participant au trafic domicile-travail échangeaient leur quatre-roues contre un deux-roues motorisé, les files seraient sensiblement plus courtes et se résorberaient aussi plus vite.

Choix pratique
Les motos et scooters légers de 125 cc sont intéressants pour les titulaires du permis B. Ces derniers peuvent en effet les conduire sur les routes belges à condition d’être en possession de ce permis depuis au moins deux ans et d’avoir suivi quatre heures de moto-école. On pointera également la croissance de la catégorie des trikes, en partie due à l’offre élargie de scooters à trois roues. Ces scooters munis de deux roues avant et d’un frein au pied sont comptés parmi les trikes. Eux aussi peuvent être pilotés avec un permis B (à condition cependant, pour les personnes ayant obtenu ce permis après le 30 avril 2014, d’avoir suivi quatre heures de cours pratiques). Ces scooters sont d’ordinaire suffisamment étroits pour pouvoir se glisser entre deux rangées de voitures dans un bouchon. (photo: 123RF.com -johanjk)
Eduard Codde
22-09-2020