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La popularité du télétravail augmente de 50 % par rapport à la période précoronavirus

(photo: <a target='_blank' style='text-decoration: underline' href='https://nl.123rf.com/profile_imagesource'>imagesource</a> - 123RF)
(photo: imagesource - 123RF)

Le groupe de services RH Acerta, la KU Leuven et HR Square, ont organisé une enquête en ligne auprès de 576 employeurs pendant la période du 03-09-2020 au 23-09-2020. Leur conclusion : le télétravail est 50 % plus populaire qu’avant l’émergence du coronavirus. Avant le confinement, à peine plus d’une personne sur quatre étaient autorisés à télétravailler par leur employeur, la qu’aujourd’hui plus de quatre Belges sur dix sont autorisés.

Pendant le confinement dû au coronavirus, le télétravail était la norme. Plus de la moitié de la population active belge avait la possibilité de travailler depuis son domicile aux mois de mars et avril. Il s’agit d’une augmentation exponentielle (+ 84 %) par rapport à la période précoronavirus. À l’heure actuelle, de nombreuses entreprises continuent à recourir au télétravail.

Nous ne retournons pas encore massivement au bureau. 41,5 % des travailleurs peuvent travailler depuis leur domicile. De ce fait, la popularité du télétravail est toujours de moitié supérieure (51,4 %) à la période précoronavirus. Laura Couchard, conseillère juridique chez Acerta, déclare : « Les résultats de l’enquête montrent que les employeurs reconnaissent davantage, depuis l’émergence du coronavirus, que les travailleurs peuvent effectuer leurs tâches en télétravaillant. On note un changement de perception clairement en faveur du télétravail. De nombreuses entreprises ont également investi dans des technologies qui supportent le télétravail, ce qui explique que ce soit devenu une option pour encore plus de travailleurs. »

Télétravail oui, mais pas à temps plein
Peu d’entreprises sont passées au télétravail à 100 %, pas même pendant le confinement. Ce ne sera pas le cas et ce ne sera pas nécessaire non plus à l’avenir affirment les preneurs d’initiative, car nous avons entre-temps découvert les inconvénients du télétravail. Le nombre moyen de jours où les travailleurs peuvent télétravailler dépend fortement de leur fonction et de leur statut. Pour la plupart des ouvriers (70,7 %), le télétravail est, selon l’entreprise, tout bonnement irréalisable. 61,5 % des employeurs permettraient à leurs employés de travailler depuis chez eux au moins deux jours par semaine quand la fonction le permet. Les cadres et employés pourront télétravailler en moyenne 3,2 jours si la fonction le permet. Pour 10 % des cadres et employés, la fonction ne permet pas de télétravailler, du moins selon l’entreprise.

Laura Couchard poursuit : « Le télétravail constitue une possibilité, ce qui ne signifie pas automatiquement qu’il s’agit de la meilleure. Les employeurs estiment que le télétravail a une influence positive sur le travail autonome et orienté résultats ainsi que sur l’équilibre vie privée-vie professionnelle. Toutefois, ils pensent aussi que le télétravail a un impact négatif sur la cohésion sociale, la collaboration en équipe et le leadership. Il est important de veiller à un bon équilibre entre ce que souhaite le client interne et/ou externe, ce que souhaite l’organisation et ce que souhaite l’individu. Il sera très important d’établir des accords clairs ainsi qu’une politique de travail à domicile. »

L’avenir est à un modèle hybride
Une première prise de contact, une formation, un évènement, un entretien de suivi, certains accords avec les clients... la plupart de ces activités continueront après le coronavirus à se dérouler sur le lieu de travail dans de nombreuses entreprises. 53,3 % des employeurs déclarent avoir besoin d’autant ou plus d’espace de bureaux à l’avenir, seulement 15 % des entreprises sont convaincues qu’elles n’auront plus besoin de bureaux à l’avenir.
Eduard Codde
14-10-2020