FRNL | | NewsBibliothèqueAgendaNewsletterJobsAdvertisingContact |
  
Accueil » News » Que deviendra de nos espaces de travail demain ?

Que deviendra de nos espaces de travail demain ?

(photo: <a target='_blank' style='text-decoration: underline' href='https://nl.123rf.com/profile_3dmentat'>3dmentat</a> - 123RF)
(photo: 3dmentat - 123RF)

Les espaces de travail sont impactés par la crise sanitaire. Quelle est la situation aujourd’hui à Paris ou à Singapour, à Londres ou à Amsterdam ? Beaucoup de questions traitées dans la nouvelle édition du baromètre Actineo, le résultat d’un partenariat avec Maison&Objet, Colliers et Sociovision en France. Pour la réalisation du baromètre, Actineo a interrogé en janvier et février 2021 plus de 2 600 salariés et indépendants à Amsterdam, Rotterdam, La Haye, Londres et Paris (pour l’Europe), Singapour pour l’Asie et San Francisco et Seattle pour les États-Unis. Les participants à l’enquête ont été interrogé sur leur rapport au travail. Actineo dresse tout d’abord un constat concernant les différents espaces de travail mis en place dans les entreprises. Étonnamment est le constat que les bureaux fermés gardent une présence forte ! Pas moins que 49 % des personnes interviewées travaillent toujours dans un bureau fermé (Paris 53 %, managers 56 %).

La satisfaction de la qualité de vie au travail dans les bureaux fermés reçoit un chiffre de 62%. Grand contraste avec l’appréciation des 51% répondants qui travaillent dans un espace ouvert (dont 26 % dans un open space de plus de 10 personnes, principalement à Londres et à Singapour) et qui ne dépasse pas les 38% pour la satisfaction. Le flex office était une réalité avant la crise sanitaire pour 17 % des personnes interrogées, en particulier dans les Pays-Bas (Amsterdam/Rotterdam/La Haye - 30 %) et dans les grands groupes de plus de 1 000 employés (22 %).

Les salariés des grandes métropoles s'accrochent spasmodiquement au bureau fermé et le poste attribué. C’est le cas pour 89 % des premiers et seconds choix de postes de travail des répondants. Dans l'ordre de préférence : un poste attribué dans un bureau fermé (50 %) ; un poste attribué dans un petit bureau partagé (42 %) ; un poste attribué dans un open space, avec des espaces privés et des espaces de réunion à proximité (35 %). Moins d’un tiers (30 %) des participants opteraient pour un poste non attribué (en 1er et/ou 2e choix).

L’espace de travail idéal offre selon les interrogés la possibilité de pouvoir s’isoler pour se concentrer dans des espaces adaptés (42 %). En deuxième lieu, les espaces de travail doivent favoriser le travail d’équipe avec des espaces pour se réunir, pour la collaboration (32 %).

La méfiance des répondants envers le flex office reste forte, entre-autre parce-que le concept est souvent associé à la réduction du nombre de mètres carrés, surtout dans un contexte de crise économique.

Satisfaction
Aux États-Unis, 87 % des personnes interrogées pensent que leur(s) lieu(x) de travail dont ils disposent répond(ent) à leurs besoins (San Francisco/Seattle 91 %), même si seulement 29 % en sont tout à fait satisfaits (43 % pour San Francisco et Seattle). Pour Paris, uniquement 1 sur 5 des employés est convaincu que leurs bureaux répondent à leurs besoins.

L’employeur qui se préoccupe du bien-être des employés, est confirmé par 81 % des gens interviewés, et 29 % est même tout à fait d’accord. Des records sont notés pour San Francisco et Seattle - respectivement 88 % et 43 % - la que Paris fait se remarquer par les scores les plus bas : respectivement 73 % et 18 %). Les répondants souhaitent vivre une ‘expérience employé’ à travers un décor qui a du sens et qui est évolutif (28 %).

Le baromètre Actineo révèle pour toutes les métropoles un problème en ce qui concerne le temps de travail : 61 % des répondants estiment passer trop de temps dans les transports pour se rendre à leur lieu de travail (Singapour 70 %). De plus, 63 % déclarent travailler souvent en dehors des heures de bureau ou pendant leurs congés (San Francisco/Seattle 70 %, Singapour 69 %).

Oui au télétravail !
Le télétravail cristallise toutes les attentions aux quatre coins du globe. Avant la pandémie, 26 % des répondants français télétravaillaient depuis leur domicile, contre 16 % pour les londoniens. Si le télétravail restait plutôt occasionnel, le baromètre révèle que les salariés souhaitent le pratiquer 2 à 3 jours par semaine. Les interrogés estiment que le travail à domicile est bien perçu et encouragé par leur employeur à 67 % (59 % pour Paris). Selon 32% des répondants Américains à San Francisco et Seattle, le télétravail est même très encouragé.

Parmi ceux qui télétravailleront 2 jours ou plus par semaine, 55 % proposent qu’il serait important d’y ajouter un tiers-lieu de travail. Les travailleurs aspirent à travailler de façon équilibrée à la fois dans les bureaux de leur entreprise et à leur domicile, voire dans des tiers-lieux qui pourront faire office de passerelle entre les deux. Le grand souhait de tous les interviewés - 79 % sont d’accord (San Francisco/Seattle 83 %) et 30 % sont tout à fait d’accord (San Francisco/Seattle 47 %) - est un équilibre entre vie professionnelle et vie privée; entre travail en entreprise et le télétravail, davantage d’autonomie et de flexibilité.
Eduard Codde
11-05-2021