FRNL | | NewsBibliothèqueAgendaNewsletterJobsAdvertisingContact |
  
Accueil » News » FM Day 2020: 'The future of work', plus rapide que prévu

FM Day 2020: 'The future of work', plus rapide que prévu

(photo: <a target='_blank' style='text-decoration: underline' href='https://nl.123rf.com/profile_tashatuvango'>tashatuvango</a> - 123RF)
[+] (photo: tashatuvango - 123RF)

Annick Vandenbulcke, Head of Occupier Advisory chez Colliers International, visait l’objectif 2030 comme point d’ancrage d’une vision du travail de l’avenir. Mais le virus corona a redistribué les cartes, accélérant ici et là les choses, et les stratégies ont été adaptées et avancées à 2025. La pandémie de Covid-19 a un impact majeur sur le travail collaboratif et soulève des questions sur le but du poste de travail, le nombre de mètres carrés utiles, l’implantation optimale des postes de travail et la manière d’enthousiasmer les personnes à travailler n’importe où. « L’avenir n’est pas encore clair, mais quatre scénarios se dessinent » avance Annick Vandenbulcke qui partage les constats d’une équipe de planification internationale chez Colliers International.

Scénario 1
Le scénario ‘Retour à 2019’ est le plus conservateur et donc le moins probable. Le taux de télétravail n’augmente pas et reste de 1 à 2 jours par semaine, il n’est pas considéré à part entière. Le management a du mal à l’accepter.

Les collaborateurs n’ont pas de liberté de choix pour leur expérience de travail. La communication et les outils collaboratifs sont jugés peu efficaces. L’organisation conserve un grand siège social, éventuellement complété de petits bureaux régionaux. Pour l’immobilier, il n’y a pas de changement et la mondialisation se poursuit. Les implémentations technologiques concernent l’amélioration, pas l’innovation.

Scénario 2
Avec le scénario ‘Bureau numérique’, les collaborateurs peuvent travailler de n’importe où. Ils profitent d’une grande autonomie. Le bureau et les salles de réunion deviennent virtuels. Quand cela ne va pas, on se retrouve physiquement en activant le ‘space on demand’. La technologie est intégrée à l’immobilier et des plateformes innovantes apparaissent. Les données sont là pour soutenir la productivité et le mental. Les collaborateurs doivent apprendre les nombreuses technologies pour maximiser l’expérience du télétravail.

Ce scénario a un énorme impact sur l’immobilier du fait de la diminution drastique du nombre de mètres carrés utile: moins d’emplacements, moins de hubs régionaux, uniquement des espaces de bureaux flexibles. L’indépendance d’un siège social facilite le recrutement entre les régions. L’immobilier à la demande va devenir largement disponible. Les coûts capex et opex diminuent de manière significative.

Scénario 3
Le scénario ‘Rupture est la nouvelle norme. L’emplacement ne joue plus un rôle. Les vies physique et numérique fusionnent. La réalité virtuelle et les expériences numériques deviennent monnaie courante. Les collaborateurs décident où et quand travailler. Ils peuvent choisir un lieu de résidence selon leur style de vie et non en fonction du lieu de travail. La relation employeur-employé est plus détendue, le chiffre d’affaires augmente. On recherchera plus les talents en fonction d’un projet.

Le siège social reste le point d’ancrage de la culture d’entreprise mais le nombre de mètres carrés diminue, ainsi que les hubs régionaux, au profit de petits bureaux très flexibles. L’entreprise répond aux souhaits des collaborateurs en matière de flexibilité, évoluant d’une orientation métier vers une orientation projet.

Scénario 4
« Le scénario ‘Evolutif’ est le plus probable et le plus idéal » déclare Annick Vandenbulcke. « La répartition du travail est pilotée par ce qui fonctionne le mieux dans la pratique. Cela conduit à une scission de hauts profils qui jouissent d’une grande liberté de choix dans le travail, les autres personnes ayant besoin de guidage étant par conséquent plus souvent au bureau. »

La technologie évolue sans changements majeurs. Le travail virtuel doit contribuer à attirer les talents. Le nombre de mètres carrés, les implantations et les hubs régionaux diminuent mais cela reste limité, il s’agit plutôt d’une évolution et non d’une révolution.

Conclusion
« Chaque scénario apporte du changement dans la relation entre les collaborateurs et l’environnement de travail » déclare Annick Vandenbulcke. « Le Scénario 4 ‘Evolutif’ est le plus évident, mais diffère pour chaque organisation ». Les collaborateurs pourront décider comment, où et quand travailler. Cela conduit à des attentes vers plus de flexibilité dans la taille de l’immobilier et un recrutement de nouveaux collaborateurs moins dépendant du lieu de résidence.

Les entreprises doivent collecter de l’information sur l’évolution du travail et acquérir des connaissances sur la virtualisation du travail. L(es)’ implantation(s) doi(ven)t être remise(s) en question. Existe-t-il des opportunités de l’(es) adapter à l’évolution du travail ou des sites plus attrayants se présentent-ils ?
Eduard Codde
20-11-2020