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Le grand défi du ‘Management by objective’

(photo: <a target='_blank' style='text-decoration: underline' href='https://nl.123rf.com/profile_nicoelnino'>nicoelnino</a> - 123RF)
(photo: nicoelnino - 123RF)

‘Le Lab’ français, qui fait partie de ‘Workplace Magazine’, a organisé dernièrement une table ronde virtuelle sur le rôle du bureau après l’ère corona. La discussion a porté sur le bureau qu’il faut réinventer. Plus personne ne doute du fait que le bureau sera perçu différemment et que le télétravail va rester un élément de la relation collaborative entre l’employé et l’employeur. Nos collègues français ont relevé l’argument pertinent du changement nécessaire de style de management vers un ‘management by objective’ comme étant un grand défi, un obstacle plus difficile à surmonter que l’adaptation des postes de travail, quel que soit leur emplacement.

‘Plus rien ne sera comme avant’ ont lancé unanimement les participants de la table ronde. Les collaborateurs attendent plus de flexibilité dans l’organisation du travail et du temps de travail. Cependant, ils ont aussi besoin d’un rituel, même si le déplacement vers le lieu de travail est parfois compliqué : les habitudes du bureau. Le télétravail est aujourd’hui imposé, et il devient parfois ‘incontrôlable’ et néfaste pour certaines personnes. Le management doit apprendre à piloter, à gérer les collaborateurs et le travail à distance. Mais il faut aussi lâcher prise et donner confiance. Une fois que l’on sera débarrassé du virus corona et des mesures qui vont de pair, le ‘Management by objective’ sera le grand défi, d’après nos collègues français. Les objectifs doivent être définis clairement. Le management ne peut pas imposer aux collaborateurs une organisation du travail entre le bureau et la maison ; les tâches à réaliser et le lieu où le faire doivent correspondre aux capacités individuelles, aux compétences d’auto-organisation et à la situation du télétravail disponible. Dans de telles conditions, cela n’a pas de sens de faire télétravailler les collaborateurs quatre jours par semaine, même si les tâches confiées s’y prêtent parfaitement.

Il y a eu un plaidoyer en faveur de l’établissement d’une charte sur le télétravail. Si les qualités ergonomiques du poste de télétravail sont insuffisantes, le déplacement vers un site de coworking à proximité du domicile est une alternative à envisager.

Pas une formule unique pour tous
Le bureau n’est plus le poste de travail unique. Le travail hybride avec, selon la fonction et l’entreprise, un télétravail de 1 à 3 jours par semaine, va devenir la nouvelle norme après l’ère corona. Les tâches à effectuer sont prioritaires par rapport au lieu abritant le poste de travail. L’obligation du télétravail a démontré que les techniques disponibles offrent un support correct. En France, certaines entreprises voient le salut dans le télétravail à 100%, d’autres veulent revenir à une présence au bureau à 100%.

Le poste de travail physique reste important. Bien que les tâches routinières soient souvent réalisées à la maison et que la productivité est élevée, la créativité et la collaboration ne peuvent se développer qu’au bureau où les collaborateurs se retrouvent physiquement. Si une télé/vidéoconférence fonctionne techniquement bien, elle est généralement perçue comme expérience artificielle qui engrange moins de résultats qu’une rencontre en direct.

L’obligation du télétravail est actuellement une situation imposée, mais une fois que la crise sanitaire sera passée, la part du télétravail diminuera fortement. Les travailleurs français ne perçoivent pas du tout le télétravail maximisé comme une nouvelle norme.

Chaque organisation doit pouvoir définir l’organisation des tâches et du temps de travail qui fonctionne le mieux. Trois jours de télétravail par semaine est considéré comme le maximum possible. A côté de cela, il convient de prendre en compte la situation individuelle à la maison (ergonomie, calme ou bruit, …), ainsi que le trajet domicile/travail à parcourir. Quiconque doit faire un déplacement long et chronophage optera plutôt pour le télétravail et s’organisera à cet égard. Il est recommandé de laisser un maximum de liberté de choix car une formule unique pour tous ne fonctionne pas. Il va sans dire que la liberté de choix ne peut prévaloir sur la garantie d’un bon fonctionnement opérationnel de l’organisation.
Eduard Codde
31-03-2021