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La population des télétravailleurs devrait tripler d'ici deux ans en France

(foto: <a href='https://nl.123rf.com/profile_ ismagilov'> ismagilov </a> - 123RF)
(foto: ismagilov - 123RF)

D'ici deux ans, 31 % des salariés français pourraient prétendre au télétravail, contre uniquement 9 % avant la crise sanitaire. Un constat qui oblige les entreprises à repenser leur immobilier. Nouveaux usages des bureaux, transformations des espaces de travail… ? Xerfi, le leader des études sectorielles en France, a mené récemment une enquête parmi 800 dirigeants d’entreprises, intitulée « L’observatoire de l’immobilier de bureaux ». Selon les résultats des témoignages, la population éligible au télétravail (au moins un jour par semaine) va tripler à 31 % dans deux ans, tous secteurs confondus. Le nombre de jours que les employées vont préférer leur home office va également augmenter. Xerfi estime 2,2 jours de travail à distance hebdomadaire en moyenne, contre 1,2 jour avant la pandémie.

Réduire les surfaces de bureaux s’avance donc comme une option logique. Près d’un quart des projets de déménagement ou de réaménagement de locaux dans un prochain futur, impliquent une diminution des surfaces occupées. Selon l'étude plus de 30 % des grandes entreprises envisagent de faire évoluer leur immobilier pour une surface équivalente ou plus petite.

En extrapolant les projections du télétravail dans deux ans sur les besoins en surfaces de bureaux, la baisse potentielle de la demande en Île-de-France pourrait atteindre 10 millions de mètres carrés, soit environ 20 % du parc actuel ! La région Île-de-France, surtout connue comme région parisienne, représente 18,8 % de la population de la France métropolitaine sur seulement 2,2 % de sa superficie, ce qui en fait la région la plus peuplée (>12,12 millions d'habitants).

Les experts attendent à ce qu'au moins plusieurs millions de mètres carrés seront remis sur le marché avec un risque de hausse de la vacance, de pressions sur les valeurs locatives et la décroissance durable de la demande placée pour les acteurs de l’immobilier de bureaux.

Orientation vers la flexibilité
Flexibilité en matière de contrats et de surfaces sera une priorité pour les occupants de bureaux. En France, les offres sans engagement (coworking, tiers lieux…) séduisent déjà 17 % des grands comptes. Ils déclarent d’être prêts à basculer tout ou une partie de leurs bureaux sous un contrat de prestation de services d’espace de travail en remplacement d’un bail commercial classique. Plus qu’un tiers (35 %) des entreprises tertiaires et la moitié des grands comptes se montrent intéressé par des surfaces opérées et de coworking au sein d’immeubles occupés.

Les espaces de travail tout équipés, aménagés et prêts à être utilisés, connu comme formule ‘bureaux clés en mains’, est connue d’un quart des participants à l’enquête et de la moitié des grands comptes. Il s’agit actuellement encore d’une offre plutôt émergente. La demande de flexibilité résulte aussi dans une accélération du choix pour le flex office, où la France a toujours été réticente dans ce domaine. Le choix pour le flex office est fort liée à l’essor du télétravail pour optimiser la rotation des effectifs sur site et de réduire des surfaces occupées.

Les locataires avancent comme principaux critères de choix : l’équipement (espaces collaboratifs, éclairage naturel, équipements audios et de visioconférence, espaces de repos et de divertissement…) et le design. Les services du quotidien (restauration, conciergerie, garde d’enfants) restent également appréciés, à condition d’être gérés par un opérateur spécialisé et de préférence mis en place par le propriétaire.
Eduard Codde
11-10-2021