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Sodexo construit un meilleur avenir : le nôtre et surtout le sien

Le Better Tomorrow Plan consiste en 3 priorités (améliorer la nutrition, la santé et le bien-être, développer les communautés locales, préserver l’environnement) et 14 engagements. Le rapport détaille ces engagements ainsi que les mesures prises en Belgique pour les atteindre.
Le Better Tomorrow Plan consiste en 3 priorités (améliorer la nutrition, la santé et le bien-être, développer les communautés locales, préserver l’environnement) et 14 engagements. Le rapport détaille ces engagements ainsi que les mesures prises en Belgique pour les atteindre.

Pour la première fois, Sodexo Belgique publie un rapport de développement durable 2010-2011. L’entreprise y fait largement référence au « Better Tomorrow Plan » établi par le groupe et que Sodexo Belgique, parmi 80 autres pays où le groupe Sodexo est présent, peut mettre en oeuvre à sa guise pour autant que les objectifs du groupe soient atteints.Les esprits chagrins verront dans ce « Better Tomorrow Plan » une simple entreprise de green washing ou « d’image ». D’autres esprits s’arrêteront au premier degré et s’émerveilleront de la bienveillance humaniste de cette entreprise.
Comme souvent, la réalité est plus nuancée et mérite une analyse plus fine. Certes, la somme des actions entreprises par Sodexo est impressionnante. Les avantages pour les deux premiers « P » de la devise de la CSR, « People-Planet-Profit », sont indéniables. On les consultera en détails dans le rapport disponible de préférence électroniquement (dans un système de magazine numérique feuilletable) et éventuellement dans sa version imprimée, sur demande. Ce qui démontre aussi la cohérence de la démarche de Sodexo : combien d’entreprises n’impriment-elles pas leur rapport sociétal par tonnes, sans se poser de questions ?

Le troisième « P »
Mais la vision managériale du groupe est sans doute aussi affûtée que sa vision sociétale. Car le troisième P, « Profit » n’est pas sacrifié, bien au contraire. Et il n’est pas dans nos intentions de critiquer l’attention portée à cette dimension. Car pour appliquer la CSR, il faut des moyens ; ce ne sont pas dans les entreprises passées en mode « survie » que l’on trouvera les réalisations CSR les plus ambitieuses.
Alors quel est l’intérêt de Sodexo dans cette affaire ? Selon nos confrères de Trends, il faut aller voir du côté du concept « d’éco-flation » développé par le World Resources Institute (WRI), un think tank américain fondé en 1982. Ce groupe de réflexion stratégique est composé d’une centaine de scientifiques, d’économistes, d’experts politiques et financiers et d’analystes et se donne pour mission de rechercher de moyens pratiques pour concilier le développement économique et la protection environnementale. Or ce groupe d’experts a constaté l’explosion des prix des commodités vitales telles que l’énergie et les produits alimentaires, liée à leur raréfaction. En collaboration avec le consultant A.T. Kearney, Inc., le WRI a développé un scénario du futur proche incluant les tendances environnementales et économiques majeures. Les conséquences de ce scénario sont l’apparition d’un phénomène « d’éco-flation » dans le secteur des biens de consommation rapides (fast-moving consumer goods – FMCG ) : concrètement, l’éco-flation décrit un futur ou les politiques et les pressions sur les ressources naturelles imposeront aux entreprises d’ajouter à leurs frais d’exploitation les coûts environnementaux qui étaient autrefois portés par la société dans son ensemble. Conséquence directe : « […] we estimated a reduction of 13 to 31 percent in earnings before interest and taxes (EBIT) by 2013 and 19 to 47 percent in 2018 for FMCG companies that do not develop strategies to mitigate the risks posed by environmental pressures. While we do not claim to be able to predict the future, and indeed our methodology has inherent limitations, our scenario is based on scientific knowledge and a sound understanding of policymaking. »
Et le WRI conclut : « Winners will generally be those companies that anticipate the implications of a changing landscape, collaborate with suppliers and other stakeholders, and make environmental sustainability one of their business principles. Hedging strategies or shifting suppliers will not be enough. We believe that in order to adapt to these challenges, companies will need to implement real structural changes, such as product innovation and restructured value chains, which will affect both the companies and millions of existing and new consumers. » Le rapport complet peut être téléchargé sur le site du WRI.

Symptomatique taxe carbone
Une manifestation concrète de ce phénomène faisait récemment l’actualité : en avril dernier, la Commission européenne remettait une fois encore sur le tapis un projet qui finira bien par passer : celui de directive visant à créer une taxe carbone européenne fondée sur le contenu énergétique et les émissions de CO2. Cette taxe s’élèverait à 20 euros/t de CO2. Les pays membres pourraient en outre augmenter ce taux considéré comme minimal. L’entrée en vigueur pourrait être le 1er janvier 2013. Cette taxe carbone s'appliquerait aux secteurs des transports, du bâtiment et de l'agriculture, responsables de 60% des 4,9 milliards de tonnes de CO2 et autres gaz à effet de serre émis chaque année par l'Union.

Du carbone dans le potage…
Or Sodexo s’est penché aussi sur son bilan carbone, expliquait récemment Florence Rossi, CSR manager chez Sodexo Belgique dans les colonnes du Trends. Et la révélation de ce bilan fut que « 90 % de l’impact CO2 est lié à l’offre alimentaire, à savoir l’origine des ingrédients, la saisonnalité ou le grammage des viandes ! ».
Dès lors, on comprend mieux deux des trois priorités que Sodexo Belgique épingle dans son rapport :
« 1. Améliorer la nutrition, la santé et le bien-être - Sodexo s’engage à promouvoir des choix alimentaires variés et équilibrés sur tous ses sites, à favoriser la réduction de sucre, de sel et de matières grasses.
2. Développer les communautés locales – Sodexo s’engage à soutenir le développement des communautés locales, en aidant les petits producteurs à améliorer leurs pratiques agricoles, par le référencement de produits locaux, saisonniers ou issus d’une agriculture responsable.
3. Préserver l’environnement – Sodexo s’engage à mettre en place une chaîne d’approvisionnement écologique et éthique, à réduire son empreinte carbone, sa consommation d’eau et ses déchets. »
Il n’empêche, répétons-le, qu’il n’y a rien à critiquer dans le fait qu’une entreprise veille à ses intérêts en faisant au passage acte de responsabilité sociétale. Sodexo a accumulé à tous azimuts une longue série d’actions efficaces et son rapport de développement est une lecture inspirante pour d’autres entreprises qui souhaiteraient améliorer leur performance sur ce point. Quelles que soient leurs motivations profondes…


Patrick BARTHOLOME
Rédacteur en chef - Profacility Médias
redaction@profacility.be
Patrick Bartholome
13-09-2011


 Le rapport de développement durable 2010-2011 de Sodexo Belgique