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La mutation d’environnement de travail

(photo: <a target='_blank' style='text-decoration: underline' href='https://nl.123rf.com/profile_alexbrylov'>alexbrylov</a> - 123RF)
(photo: alexbrylov - 123RF)

La crise sanitaire a nous faire découvrir notre capacité à travailler hors des murs du bureau. De plus en plus flexible, notre environnement de travail est appelé à s’élargir. Le terme de flexibilité reste assez flou. Chacun d’entre nous en donnera peut-être une définition différente. Parlant ‘environnement de travail’, la flexibilité se définit comme la capacité à être une ressource pour autant que l’utilisateur le considère ainsi. L’environnement de travail ne se limite plus à l’espace que l’on trouve sur son ‘lieu de travail’ mais inclut le hors les murs dans sa dimension la plus large.

L’environnement de travail devient flexible quand il se pratique à la carte selon ses besoins, déterminés par de nombreux facteurs qui peuvent être la situation personnelle, la taille du domicile, la tâche à accomplir, l’agenda, la présence sur site requise par l’employeur, ou l’envie d’aller au bureau, tout simplement. Face à ces besoins multiples, l’environnement doit devenir flexible, c’est-à-dire que dans les murs ou hors les murs des bureaux, les employés disposent d’une multi spatialité qui les offre un environnement pour être performant selon le contexte. La flexibilité de l’environnement de travail ne se limite pas à l’espace, car il est aussi question d’en garantir les prolongements culturels et organisationnels.

La flexibilité, une demande vers le travailleur et son environnement
Le travailleur mobile qui peut partiellement travailler où il le souhaite fait éclater son cadre spatial traditionnel. Les évolutions profondes de l’image du télétravail, dues à la crise sanitaire, ont largement fait voler en éclats les représentations négatives dont il faisait souvent l’objet. Désormais, sur notre lieu de travail, à la maison ou ailleurs, notre environnement de travail s’élargit et les mobilités permettent d’être à l’aise et performant avec la multi spatialité.

La flexibilité de l’environnement de travail est directement liée à une grande capacité de mobilité. Le fait de pouvoir travailler à peu près n’importe où apparait désormais comme une possibilité tandis que cela ne concernait qu’une faible minorité de travailleurs avant la crise. Cela questionne même la redéfinition des stratégies résidentielles puisqu’avec une moindre présence sur site, le rayon d’une heure à deux heures de transport depuis le lieu central du travail devient acceptable.

Le ATAWAD (Any time, Any where, Any Device) fait que l’employé peut envisager son environnement large de travail depuis des lieux tiers qui peuvent lui permettre l’accès à un poste de travail sans la contrainte du transport vers la métropole, gagnant ainsi en qualité de vie globale. Le territoire dans son ensemble, pourvu qu’il soit connecté, devient potentiellement un immense bureau avec un environnement de travail hyper flexible.

Mais il faudra alors se garder de surjouer la carte du flex en promettant que la créativité, la sérendipité, la collaboration ou le bien-être seront au rendez-vous plus qu’avant. Chaque projet d’environnement de travail flexible doit s’inscrire dans une stratégie culturelle globale à l’échelle de l’organisation. C’est par la dimension culturelle que se trouvent les chemins de la performance.

La puissance du lieu de travail comme un lieu central
Le lieu de travail est un espace approprié par un groupe qui fait sens pour celui qui s’y rend. En tant que place centrale dans un parcours spatial plus éclaté, le bureau de demain devra participer à l’ancrage identitaire. Le bureau participera encore plus à fabriquer la culture d’entreprise. La centralité du lieu devient alors le mot clef pour des salariés davantage hors les murs et cela passe en partie par la capacité à créer le lieu, le faire évoluer, le patiner afin que s’y tissent des histoires individuelles et collectives.

Dans un contexte de moindre fréquentation du lieu, le pire serait de se rendre sur un non-lieu, lequel se définit par son caractère standard, insipide qui ne suscite aucune émotion particulière. L’espace de l’entreprise est un espace politique à travers lequel se tissent les relations entre les individus. La fréquentation du lieu n’est donc pas à négliger et les absents peuvent selon la formule, avoir tort.
Eduard Codde
21-04-2021