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Une deuxième vie pour les bureaux désertés

(photo: <a target='_blank' style='text-decoration: underline' href='https://nl.123rf.com/profile_petkov'>petkov</a> - 123RF)
(photo: petkov - 123RF)

La ville est une matière vivante, avec, d’un côté, des immeubles de bureaux désertés, de l’autre une demande en logements insatisfaite. La transformation des bureaux en logements ou maison de repos se fait marquer à Bruxelles et ailleurs. C’est un premier pas vers le recyclage urbain. En France, l’immobilier tertiaire a porté le niveau du parc en Île-de-France à plus de 50 millions de mètres carrés, le plus imposant d’Europe continentale. Aminata Sy, directrice du Salon de l'Immobilier d'Entreprise (SIMI) et du City by SIMI, nous partage son point de vue.

Les trois dernières décennies, ce développement spectaculaire a propulsé le bureau comme la classe d’actifs préférée des investisseurs institutionnels. Depuis le déclenchement de la crise sanitaire, on se demande que ce mouvement aille s’inverser. La transformation de bureaux en logement revient sur le devant de l’actualité.

Le premier confinement a fait de nombreux salariés des télétravailleurs forcés, avec une chute de la demande de surfaces de bureaux comme suite. Le télétravail est devenu la nouvelle forme d’organisation des activités pour les entreprises qui ne passe pas nécessairement par le bureau. Sa généralisation va impacter la consommation de mètres carrés, de 6 à 11 millions rien qu’en Île-de-France selon les premières projections.

La chute libre de la construction de logement neuf ne fait que creuser un déficit en logement criant depuis de nombreuses années, particulièrement dans les grandes métropoles. En plus, il devient de plus en plus compliqué de construire faute de foncier disponible et de volonté de certains élus locaux.

Le marché de transformation
La transformation de bureau en logement répond parfaitement aux critères ESG (les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance), tout particulièrement celui de la réduction de l’artificialisation des sols. La reconversion des immeubles existants est assurément une réponse idoine pour ceux qui dénoncent à juste titre l’étalement urbain.

La loi ‘Elan’ (25 juillet 2018, ‘évolution du logement, de l'aménagement et du numérique’), permet de transformer pas moins de 500 000 m² de bureaux en Île-de-France. À l’échelle nationale, le potentiel est immense, dans le secteur privé comme public, selon le programme d’investissement de la DIE (Direction de l’Immobilier de l’Etat).

Transformer est souvent plus cher que de démolir et reconstruire. Il faut donc s’assurer, en amont, d’une certaine décote dans l’acquisition d’immeubles de bureaux vides et, en aval, de pouvoir densifier.

La reconversion de bureaux entre dans une période charnière. Un exemple : la saison 3 de ‘Réinventer Paris’ sera consacré uniquement à la transformation de bureau ou de locaux d’activité en logement. Paris ambitionne de doubler le nombre de mètres carrés reconvertis durant cette mandature, pour les porter à près de 800 000 m².

La transformation de bureaux est un premier pas vers le recyclage urbain rendu nécessaire par l’évolution des usages au sein des métropoles. Il y a besoin d’un véritable cadre réglementaire, juridique, fiscal pour favoriser la réversibilité des immeubles qui permet d’anticiper un changement de destination, plutôt que de le subir.

Salon de l'Immobilier d'Entreprise (SIMI)
Palais Des Congrès Porte Maillot, Paris
Mercredi 8 décembre 2021 – vendredi 10 décembre 2021
Eduard Codde
17-05-2021