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Contradiction

(photo: <a href='https://nl.123rf.com/profile_kuprin28'>kuprin28</a> - 123RF)
(photo: kuprin28 - 123RF)

L'épidémie du virus Corona a accéléré le processus de numérisation dans le monde des affaires avec un rôle clé pour Internet. D'un autre côté, l'impact environnemental et climatique d'Internet est de plus en plus médiatisé. La numérisation de notre société rend l'utilisation des smartphones et/ou des ordinateurs presque indispensable dans la vie quotidienne. Mais peu de gens se réalisent combien d'énergie, d'espace physique et d'émissions de CO2 nous coûte l’Internet. L’Internet est l'épine dorsale indispensable de notre environnement de vie et de travail numérisé. Il y a environ 4,6 milliards d'internautes dans le monde, soit plus de la moitié de la population mondiale. La Chine compte déjà plus que 850 millions d'utilisateurs. Les pays dans le nord de l’Europe représentent avec 97% le pourcentage le plus élevé de personnes utilisant l’Internet. L'utilisation de l’Internet est encore en croissance avec un taux annuel de 7,6 %, soit 900 000 d’utilisateurs supplémentaires par jour.

Cela implique une méga-infrastructure d'interconnexions, qui nécessitent toutes une énorme quantité d'énergie pour leur fonctionnement. On estime que l'Internet représente plus d'un pourcent de la consommation mondiale d'énergie. C'est plus que la consommation totale de quelques pays réunis. Les prévisions indiquent une croissance sans fin de cette consommation d'énergie dans les dix prochaines années. La technologie qui limite la consommation d'énergie s'améliore rapidement et la part d’énergie verte provenant de sources renouvelables prends une plus grande partie également. Cela n'exclut pas que notre utilisation commune de l'Internet laisse un impact CO2 colossal. L’énergie que nécessite l’Internet est estimé à 80 pourcents provenant de combustibles fossiles.

Quelque chose à retenir
Le magazine ‘Resource, Conservation and Recycling’ a publié des chiffres alarmants à cet égard. L'utilisation, la transmission et le stockage d'un gigaoctet (Go) d'informations entraîneraient entre 28 et 54 grammes d'émissions de CO2. En tenant compte d’une médiane mondiale de 32 grammes, cela représente 97 millions de tonnes de CO2 par an. C'est plus que l’ensemble des émissions de la Finlande et de la Suède. De plus, il n’y a pas seulement l'émissions de carbone, mais il faut aussi de l'eau pour produire cette énergie par une source hydroélectrique. La quantité d'eau nécessaire équivaut le volume pour remplir un million de piscines olympiques annuellement. L’espace pour loger les équipements de disques durs dans les centres de données pour stocker toutes les applications Web, correspond à la superficie de New York, Rio de Janeiro et Mexico City réunis !

Quinze réunions Zoom d'une heure par semaine sont à la base d’une émission de 10 kilos de CO2. Sans utiliser la fonction vidéo, l'émission tombe à 377 grammes. Les économies ainsi réalisées permettent de recharger un smartphone pendant trois ans. Mais cela nous ramène de nouveau à la "contradiction" : voulons-nous ou même pouvons-nous nous passer de tout le support numérique de notre vie quotidienne et de notre travail ?
Eduard Codde
23-07-2021