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Fournisseur d’énergie do-it-yourself

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(photo: zstockphotos)

Il y a eu beaucoup de remue-ménage le semestre passé à propos des panneaux solaires, et ce tant sur le marché domestique que sur le marché des entreprises. Une des dernières communications concernait le recul du nombre de mégawatts d’énergie solaire produits. La Flandre seule devrait déjà récupérer annuellement 300 mégawatts supplémentaires à partir de l’énergie solaire, alors qu’au cours du premier semestre 2021, seuls quelque 80 mégawatts ont été ajoutés. C’est un contraste énorme avec les Pays-Bas, où l’an passé, pas moins de 10.000 MW de panneaux solaires ont été installés, avec la part la plus importante pour les entreprises. Il y a un problème grave de confiance parce que les règlements relatifs aux subsides changent perpétuellement, et qu’il n’est donc pas question de vision à long terme en la matière. Pourtant, les entreprises doivent continuer à envisager sérieusement d’investir dans l’énergie solaire.

Deux éléments viennent spontanément à l’esprit à propos de l’énergie solaire : la forte et incessante augmentation du coût de l’énergie ainsi que la transition vers la mobilité électrique. Les panneaux solaires rendent l’entreprise indépendante des variations de prix sur le marché de l’énergie et des tarifs des réseaux de distribution. Il y a également l’image d’entreprise qui bénéficie d’un élan durable grâce au passage à l’énergie solaire.

Pour les propriétaires d’immobilier commercial, les panneaux solaires produisent de la valeur ajoutée à long terme –dans le cadre du label énergétique. Malgré une politique de subsidiation modifiée, un retour sur investissement de 7 à 10 ans reste encore réaliste. La durée de vie des panneaux solaires actuels est calculée sur min. 25 ans, mais peut aller jusqu’à 45 ans. Cela signifie qu’une entreprise disposera au min. de 15 ans d’énergie électrique gratuite.

Aides
Pour l’investissement, une déduction fiscale de 13,5 % est appliquée aux entreprise. En Flandre, le minimum de puissance installée s’élève à 40 kWp de panneaux solaires pour pouvoir prétendre aux aides via le mécanisme d’appel d’offres ‘call groene stroom’ du gouvernement flamand pour des installations comprises entre 40 kW et 2 MW.

A Bruxelles et en Wallonie, les certificats verts sont maintenus pour l’électricité que les entreprises produisent à l’aide de panneaux solaires. En Wallonie, une installation supérieure à 10 kWp suffit. A Bruxelles, il n’y pas de limite. La quantité de certificats et leur valeur dépendent de la région dans laquelle l’entreprise est établie. Dans la pratique, il s’agit de respectivement 40 m2 et 150 m2 min. de surface de toiture en Wallonie et en Flandre.

Infos utiles

  •  Le nombre de panneaux solaires nécessaires pour la production d’une quantité déterminée d’énergie est environ 1,5 fois plus grand pour une toiture plate que pour une toiture inclinée.
  • L’ensoleillement est déterminant pour la production d’énergie ; une toiture inclinée avec une orientation sud, sud-est ou sud-ouest est optimale.
  • Dans le cas de toitures plates, on installe souvent des panneaux solaires dans une formation est-ouest, afin de capter la lumière solaire toute la journée.
  • Des installations au rez-de-chaussée peuvent atteindre un rendement supérieur (jusqu’à + 35%), grâce à un traceur qui permet aux panneaux solaires de suivre la position du soleil.

Points d’attention

  • L’installation de panneaux solaires doit correspondre au profil de consommation de l’entreprise. Faites attention à la consommation d’énergie actuelle ainsi qu’à la consommation future escomptée due à la transition vers la mobilité électrique (voitures, vélos…), à une éventuelle extension de l’équipement de production ou à l’ajout de consommateurs électriques. Un calcul aussi  précis que possible est préconisé  parce que le renvoi sur le réseau du surplus (actuel/temporaire) de l’ énergie autoproduite est plutôt défavorable.
  • Le gestionnaire de réseau doit être informé à propos de l’installation de  panneaux solaires. Un contrôle de l’installation électrique par le gestionnaire de réseau est obligatoire.
  • Il faut considérer l’installation de panneaux solaires dans un projet plus vaste avec du stockage d’énergie, de manière à ce que l’entreprise deviennent un fournisseur d’énergie le plus autonome possible.
  • Une étude préalable de la portance de la structure du toit est nécessaire. Les immeubles existants –surtout les anciens bâtiments- ne sont pas initialement conçus pour la charge supplémentaire que représente les panneaux solaires.  Comptez au moins 18 kg/m2 de portance. Une étude de stabilisation du toit est par ailleurs obligatoire.
  •  Les installations électriques avec panneaux solaires sont dans certains cas considérées comme un risque élevé pour la sécurité incendie. Une concertation avec le courtier en assurances est alors aussi nécessaire pour négocier d’éventuels frais plus élevés pour la police d’assurance, frais qui doivent dès lors être déduits dans le retour sur investissement.
  • Calculer le retour sur investissement est certainement un must. Le gouvernement se réfère volontiers au coût à la baisse des panneaux solaires pour réduire les subsides, mais actuellement, ils sont à nouveau plus chers en raison de l’augmentation des prix des matières premières et des frais de transport à la hausse.
Eduard Codde
20-09-2021