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De nombreuses entreprises néerlandaises ont déjà des accords sur le travail hybride

(photo: 123RF)
(photo: 123RF)

Cela ne surprendra personne de voir le travail hybride se généraliser et devenir la ‘nouvelle manière de travailler’. Aux Pays-Bas, deux tiers des entreprises ont déjà conclu des accords concrets. D’après une étude de VNO-NCW et MKB-Nederland, aucune règle supplémentaire ne serait nécessaire pour le travail hybride, mais les entreprises recherchent des bons exemples. VNO est une association d’entrepreneurs qui représente des entreprises de tailles diverses, actives dans tous les secteurs. MKB-Nederland représente les PME et compte 170.000 membres. L’enquête a interrogé les cadres (47%) et les conseillers HR (53%) et s’est intéressée aux motifs des employeurs du secteur privé pour l’adoption du travail hybride, son encadrement et ce dont ils ont besoin dans l’organisation. Plus d’un tiers des répondants (36%) ont indiqué présumer que les collaborateurs presteraient désormais 40% à domicile et 60% en entreprise. Un quart des participants perçoivent 20% de télétravail contre 80% de présence en entreprise. Un peu moins d’un sur cinq (18%) s’attendent à 60% de télétravail et 40% de travail sur un lieu fixe.
D’après les répondants, travailler en entreprise est important pour les raisons suivantes:

  • Soutenir la cohésion sociale et la culture d’équipe/d’entreprise (71%)
  • Faciliter le travail collaboratif et la concertation (71%)
  • Gain en innovation et créativité lors d’une présence en entreprise (56%)
  • Certains processus ne peuvent pas avoir lieu ailleurs (54%)

Le dialogue est préféré aux règles
Les employeurs néerlandais sont favorables au télétravail parce qu’ils reconnaissent que cela crée un meilleur équilibre travail/vie privée pour leurs collaborateurs (65%), ils se profilent comme un employeur attrayant (59%) et le travail concentré/efficace à la maison est aussi possible (55%).
Par ailleurs, 54% se déclarent favorables au travail hybride parce que leurs collaborateurs le souhaitent, cela permet de gagner du temps sur les trajets (53%) et cela favorise la durabilité (39%).
Peu d’organisations néerlandaises perçoivent le travail hybride comme une opportunité de réduire les coûts (15%).
Deux tiers des entreprises semblent avoir déjà passé des accords sur le travail hybride.
Les accords sont souvent directement conclus entre les collaborateurs et leur hiérarchie. Dans d’autres cas, c’est le comité d’entreprise qui définit le cadre. Parmi les organisations qui n’ont établi aucun accord aujourd’hui, la moitié souhaite le faire rapidement.
Les organisations néerlandaises souhaitent conclure des accords internes avec leurs collaborateurs sur la manière de répartir idéalement le travail à domicile/en entreprise dans la pratique. Plus l’organisation est petite, plus il y a le souhait de parvenir à des accords concrets sur le lieu de travail (90%). On ne s’attend pas à ce que le travail hybride soit organisé par le gouvernement ou d’autres parties via des règles. On attend par contre une réglementation claire sur la fiscalité connexe. Il y a aussi une demande de bonnes pratiques de la part des entreprises qui ont implémenté le travail hybride avec succès.

Eduard Codde
20-10-2021