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Vision différente sur de nouvelles habitudes de travail



Le ‘Global Workplace Report 2021’ de NTT Ltd (entreprise de global technology services) démontre qu’il y a une différence entre le degré de satisfaction des CEO à propos des adaptations aux nouvelles habitudes de travail, dans ce cas-ci le travail hybride, et la manière dont les employés l’expérimentent sur le lieu de travail. La différence de perception entre le management et les collaborateurs est plus importante dans les grandes entreprises de renom. Le ‘Global Workplace Report 2021’ de NTT Ltd est le résultat de 1.146 interviews à travers le monde, dont 315 en Europe. Le télétravail obligatoire ou non a imposé de nouveaux défis tant aux entreprises qu’aux employés. Trois-quarts des personnes sondées estiment que le rendement de leur entreprise est de fait mise à l’épreuve. Pas moins de 76% pensent que le télétravail est un challenge pour les travailleurs, tandis que 63% des HR managers jugent que le bien-être des travailleurs a reculé (plus spécifiquement pendant la pandémie).

Bien que le top management soit bien conscient des problèmes liés au télétravail, cela se ne traduit pas toujours en une évaluation réaliste des possibilités de chaque entreprise. Il ressort ainsi que les CEO sont plus enclins (pour 20%) que leurs collaborateurs opérationnels à présumer que leur entreprise fasse efficacement face à l’organisation des horaires de travail. En ce qui concerne la prévention efficace des burn-outs, les CEO pensent que celle-ci est plus efficace à 28% que ce qui est vécu par leurs collaborateurs. La différence est encore plus grande en ce qui concerne l’expérience globale des employeurs : elle est, pour le top management, supérieure de 41% à ce qui est estimé dans la réalité par les employés.

Cette grande –voire considérable- différence entraîne un manque de confiance auprès des collaborateurs. Ainsi, seuls 38% des participants au rapport indiquent que leur employeur se soucient réellement de leur santé et de leur bien-être. A peine 23% témoignent une entière satisfaction à propose de leur emploi.

L’unanimité entre la vision des employeurs et des employés , on la retrouve au sein des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) : dans les deux camps, 85% estiment que cette thématique doit occuper une place centrale dans la politique de l’entreprise.

Besoin de données pour une politique axée sur la satisfaction
L’enquête ne met pas uniquement en lumière la différence de satisfaction entre les employeurs et les employés, elle donne aussi une image de la diversité des attitudes des employés par rapport aux préférences de travail personnelles. Du choix entre télétravail, travail hybride et travail au bureau, il résulte des résultats assez équivalents : 30%, 30% et 39%. Ce résultat est contraire à la conviction des employeurs qui présument que 79% des employés donnent la préférence au travail au bureau. Réduire le fossé qui existe entre le degré de satisfaction des CEO et de leurs collaborateurs est rendu difficile par manque de données et d’informations.

Pour 44% des entreprises participantes, la VoE (Verification of Employment) est citée comme la priorité la plus importante. Mais seulement 37% des entreprises disposent de programmes VoE structurés. Et seuls 31% recourent à une analyse de sentiment en temps réel, alors que 49% recourent à des enquêtes auprès des employés.

Un plan d’action concret se révèle nécessaire
Le ‘Global Workplace Report 2021’ conseille aux employeurs de se focaliser sur la manière dont les améliorations du lieu de travail peuvent vraiment profiter aux travailleurs. Une entreprise ne peut uniquement savoir cela qu’en développant une approche approfondie de mesure du degré de satisfaction auprès des collaborateurs. Même après quasiment une année et demi de télétravail plus ou moins obligatoire, deux-tiers des employés indiquent qu’ils ne disposent toujours pas des outils nécessaires pour pouvoir travailler correctement à la maison. Tout aussi étonnant : à peine 45% des entreprises estiment que leurs bureaux sont prêts pour le travail hybride. Cependant, quatre cinquièmes des entreprises indiquent les adaptations nécessaires à opérer dans les douze mois à venir pour transformer leurs bureaux en un environnement propice à stimuler l’innovation et le lien social.

Pour terminer sur une note positive : il y a une prise de conscience du fait que l’environnement de travail doit être basé sur ce dont les employés ont réellement besoin pour éviter l’insatisfaction sur le lieu de travail.
Eduard Codde
30-11-2021