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50% d'énergie renouvelable d'ici 2030

(photo: <a href='https://nl.123rf.com/profile_Krisdog'>Krisdog</a>-123RF)
(photo: Krisdog-123RF)

Dans le cadre du ‘Global Wind Day’, les fédérations belges des énergies renouvelables - EDORA (Fédération des énergies renouvelables), ODE (Organisatie voor Duurzame Energie Vlaanderen) en BOP (Belgian Offshore Platform) – ont fait le point sur le fait qu’environ 20% de l’électricité consommée en Belgique provient aujourd’hui de sources éolienne ou photovoltaïque. Les gouvernements régionaux et fédéral s'attendent à ce que la part de l'énergie électrique renouvelable dans notre pays couvrira 40 à 50% de l’approvisionnement électrique du pays en 2030. Il s’agit d’une nécessité pour répondre aux enjeux climatiques et énergétiques du pays, mais également d’un gigantesque défi et d’une opportunité sans précédent pour notre pays.

Fin 2020, la Belgique avait installé des éoliennes et panneaux photovoltaïque avec une capacité d’environ 11000 Mégawatt. La capacité éolienne installée est de plus de 4700 MW, dont 2262 MW venant des parcs éoliens devant notre côte. Les récentes révisions à la hausse des objectifs climatiques belges et européens, couplées à la dynamique économique de ces deux filières, conduiraient plutôt à ce que quasi la moitié de notre approvisionnement électrique provienne de sources éolienne et photovoltaïque en 2030.

Une telle montée en puissance de ces filières nécessite de faire rapidement évoluer notre système énergétique vers une flexibilité accrue. Les profils de production éolien et photovoltaïque sont par essence complémentaires (quand il y a peu de vent, il y a généralement du soleil et vice et versa), mais il est néanmoins nécessaire de les compléter par des outils de flexibilité comme du stockage, une gestion intelligente de la demande via des déplacements de consommation et des interconnexions optimalisées, tout en tirant le meilleur parti des interactions avec les autres secteurs énergétiques (véhicules électriques, pompes à chaleur, hydrogène vert…). Ceci implique le développement d’une politique énergétique volontariste levant une série de contraintes au développement technologique et basée sur une tarification incitative.

Des attentes élevées pour l'énergie éolienne
Au niveau éolien onshore, il est essentiel que les gouvernements améliorent la sécurité juridique de la filière éolienne, en imposant un délai de rigueur pour les recours en annulation au Conseil d’Etat, et favorisent l’installation des meilleures technologies disponibles (éoliennes de plus grande taille). En outre, le secteur appelle à lever les limitations territoriales aux installations d’éoliennes (ex : zones d’entraînement militaire) à réduire les coûts de raccordement aux réseaux et les niveaux de taxation éolienne.

En matière d'énergie éolienne offshore, le gouvernement fédéral s’est engagé à doubler la capacité actuellement installée. En outre, dans le cadre du Green Deal de l'UE, ce gouvernement, comme d'autres États membres de l'UE, se devra d’augmenter encore son niveau d’ambition et, malgré les zones maritimes limitées dont dispose la Belgique, un espace supplémentaire devra être recherché, de sorte que, d'ici 2030, la Belgique puisse disposer de 6000 MW de capacité éolienne offshore.
Eduard Codde
08-07-2021