Depuis le 9 juin, les immeubles de bureaux réouvrent leurs portes et les employés sont autorisés à y retourner une fois par semaine. Ce retour reste limité à un cinquième de l'ensemble des travailleurs (dans les grandes entreprises) ou à la moitié dans les PME de dix collaborateurs. Le télétravail restera donc pratiquement obligatoire durant tout le mois de juin. Mais le bureau sera-t-il tenté après cela, lorsque le télétravail obligatoire prendra fin à partir du 1er juillet ? SD Worx l'a recherché. D’une enquête récente de SD Worx ressort que plus de quatre travailleurs sur dix (45,3 %) n’ont pas l’intention de travailler à domicile : moins de 5 % travailleront à domicile en permanence. En Belgique, le pourcentage de travailleurs qui ne travaillent jamais à domicile diminue de 68 % avant la crise à environ 45 % après la crise. Chez les hommes, il s’agit de près de la moitié (48 %) ; chez les femmes, 42 % n’ont jamais l’intention de travailler à domicile.Une récente enquête de SD Worx révèle qu’un Belge sur trois souhaite continuer à travailler à domicile au moins un jour par semaine. Les femmes voudraient le faire plus fréquemment. Mais la région, la taille de l’organisation, le type d'emploi, le régime de travail et l’âge ont également un impact sur la préférence. Katleen Jacobs, conseillère chez SD Worx : « Un peu plus de la moitié (52,8 %) des travailleurs sont convaincus de l’impact positif voire très positif du travail à domicile sur la productivité. Un travailleur sur trois a un avis neutre et moins d’un travailleur sur six (14 %) note un effet négatif. Le sexe n'a pas d'influence à cet égard. En fonction de la nature du travail, nous remarquons toutefois de légères différences. Il convient de souligner que les travailleurs qui exercent une fonction très axée sur la réflexion sont ceux qui voient le plus d'avantages en termes de productivité. L’effet positif se ressent davantage si vous pouvez travailler en toute autonomie, mais la région joue une fois de plus un rôle : 62 % des personnes qui travaillent à Bruxelles constatent un effet (très) positif sur la productivité. De plus, la routine et l’interaction sociale constituent des facteurs importants : les collaborateurs dont le travail est peu routinier considèrent l’environnement de travail à domicile idéal. Les personnes dont le travail se compose principalement de tâches routinières jugent le travail à domicile moins idéal, sauf si le travailleur à domicile a beaucoup d’interactions sociales » Vue féminine sur le travail à domicilePour 18,9 % des participants à l’enquête, plusieurs jours par semaine est le rythme idéal, la que 10,0 % préfèrent un jour par semaine. La disposition à travailler à domicile a presque doublé. Au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, elle est même encore plus élevée. Quatre femmes sur dix (39,8 %) veulent continuer à travailler à domicile régulièrement. La majeure partie (21,0 %, soit un cinquième) souhaite travailler à domicile plusieurs jours par semaine. Mais d’une manière générale, ce pourcentage est plus élevé pour une occupation à temps plein (24,6 % ou une femme sur quatre) et plus faible pour une occupation à temps partiel (seulement 12,2 %). Six pour cent des femmes belges désirent travailler à domicile au quotidien ; ce pourcentage augmente avec l’âge et dépend également du statut : un quart des indépendantes sans personnel prévoient de continuer à travailler à domicile chaque jour. Quant aux hommes, un peu plus d’un quart (27,7 %) va travailler à domicile sur une base hebdomadaire : un travailleur sur six (16,8 %) veut travailler à domicile plusieurs jours par semaine. L’âge joue également, mais ce sont surtout les plus jeunes (moins de 24 ans) qui sont les plus positifs. Remédier une mauvaise mobilité Des différences régionales se démontrent : près de la moitié (46 %) des personnes qui travaillent à Bruxelles comptent travailler à domicile au moins un jour par semaine. Il s'agit du pourcenta