La pandémie mondiale du Covid-19 a un impact sur l’organisation du travail. L’obligation de télétravailler imposée par le gouvernement est incontestablement le plus drastique, et même quand le virus sera éradiqué – ou du moins sous contrôle – une bonne partie du temps de travail sera organisé à la maison. Les bureaux avec peu ou sans collaborateurs ont des conséquences pour les prestataires de services facilitaires. Les postes de travail vides n’ont aucunement besoin de l’offre en nettoyage normalement prévue. Les restaurants d’entreprise ont des rendements insuffisants et/ou ne peuvent plus proposer de carte attrayante comme avant la pandémie. Aux Pays-Bas, les prestataires de services facilitaires se tournent désormais vers les télétravailleurs. Ils envisagent en effet de proposer un catering à domicile et des services de nettoyage, les coûts étant en principe répartis entre l’employeur et le salarié. Le nettoyage du poste de travail est considéré comme une responsabilité de l’entreprise, qui doit garantir à un environnement de travail correct. Ce qui s’applique, par extension, au bureau, à l’ordinateur, etc. Facilicom, le plus grand prestataire de services facilitaires aux Pays-Bas, semble s’imposer comme un pionnier dans cette nouvelle vision de la prestation de services facilitaires. En ce qui concerne le coût, on avance que, suite au télétravail, des frais de déplacement moins importants doivent être payés, ce qui libère un budget pour des services chez les télétravailleurs. Mais on ne sait pas précisément si les frais de déplacement remboursés précédemment peuvent être fiscalement déduits pour les services fournis au domicile du télétravailleur. Aux Pays-Bas, la ‘Arbowet’ décrit la responsabilité d’un poste de travail correct, mais elle est sujette à interprétation quand il s’agit d’un poste de télétravail. « La question est de savoir si les politiciens vont soutenir l’idée de services facilitaires au domicile des travailleurs » dit-on avec une certaine incertitude aux Pays-Bas.