Plus qu’un salarié belge sur 4 envisagerait de changer d'emploi, selon la dernière enquête réalisée par Partena Professional en collaboration avec Ipsos. Cela concerne principalement les jeunes salariés. Plus fort encore, un peu plus de la moitié (51%) des salariés bruxellois sont prêts à changer d'emploi dans les six mois. L'enquête a été menée entre le 3 et le 9 janvier 2022 par Ipsos pour le compte de Partena Professional auprès d'un groupe représentatif pondéré de 1.100 Belges, dont 568 salariés (occupation principale à temps plein ou à temps partiel). Si en moyenne 26 % des personnes interrogées se déclarent ouvertes à un changement d'emploi, ce pourcentage est nettement plus élevé pour les salariés de moins de 35 ans. Dans la catégorie 18-24 ans, 42% envisagent de changer d'emploi. Pour les âgées de 25-34 ans ce chiffre monte à 44%. L'enquête montre également que 51% des salariés bruxellois songent à changer d'emploi, contre 28% en Wallonie et 21% en Flandre. Il est frappant de constater que les salariés qui habitent relativement près de leur travail - entre 5 et 50 kilomètres - sont plus susceptibles de changer d'employeur (28,6 % en moyenne) que ceux qui font la navette à plus de 50 kilomètres (seulement 13 %).Quelles attentes ?Les arguments pour changer d’employeur et les attentes sont différents. Par exemple, 9 % souhaitent changer d'emploi et commencer à travailler dans un poste similaire chez un autre employeur du même secteur. À 4 %, un poste différent, mais toujours dans le même secteur et pour un autre employeur, figure sur la liste de souhaits. Un changement de secteur est le souhait de 6% des répondants. Enfin, 5% souhaiteraient un poste différent, mais chez leur employeur actuel. Seulement 2 % des salariés interrogés ont indiqué qu'ils aimeraient se lancer comme indépendant, un chiffre qui monte à 3 % chez les salariés entre 18 et 34 ans. Selon Katrien Sterckx, HR People Transformation chez Partena Professional, les employeurs investissent beaucoup de temps et d'argent dans la recherche de nouveaux talents, mais négligent les talents déjà présents. « Le développement personnel et professionnel doit être valorisé » continue Katrien Sterckx. « Pour ce faire, il existe plusieurs pistes de solutions telles que : une politique salariale innovante adaptée aux besoins des collaborateurs et stimulant l’acquisition de nouvelles compétences, une formation permanente, des avantages non financiers et qui stimulent le bien-être et le vivre ensemble, etc. Il faut vraiment tout mettre en œuvre pour créer un contexte de travail dans lequel les collaborateurs se sentent entourés et valorisés ».