A l’instar de la plupart des secteurs économiques, le catering d’entreprise a, lui aussi, subi de plein fouet les effets négatifs de la pandémie et lockdown conséquent. Lors d’un webinar organisé début juin par l’IFMA, une analyse de la situation actuelle a été faite par Pieter Debree et Johan Poelmans, de la société de restauration collective Compass.
Rappelant que le secteur de l’horeca a totalement baissé ses volets le 14 mars dernier, Pieter Debree estime qu’après 3 mois de pandémie avec une offre très limitée dans le secteur et 3 mois de nécessaire remise en route (juillet à septembre), les activités atteindraient, à court voire moyen terme, au maximum 62 à 75 % du niveau d’activité normal. En mai/juin le chiffre d’affaires a chuté à 25 % de son niveau habituel.
Dans ce contexte, notre interlocuteur pointe la nécessité de désormais privilégier la sécurité des personnes. La situation financière doit aussi être améliorée au plus vite en précisant : « La possibilité de chômage économique jusqu’à la fin de l’année est une bonne chose mais 25 % des coûts continuent à courir » ... Mais comment être prêt pour le retour à la normale ?
Pieter Debree distingue les mesures à prendre pendant cette période de redémarrage (distanciation sociale, hygiène, click & collect, …) et celles qui prévaudront quand la situation sera normalisée (paiement sans contact, provenance des produits, limitation des contacts physiques, ...).
Malgré les mesures prises, une partie de la population est toujours inquiète. Il faut une communication positive et faire du restaurant un lieu sûr. Le rôle du catering est important dans un retour sécurisé au travail.
Tendances
Johan Poelmans a abordé le sujet de l’évolution des prestations et offre de restauration une fois que la situation sera revenue à la normale. Compass planche sur des innovations : All day eating (une offre de restauration à tout moment de la journée), Breakfast (25 % des Belges déjeunent en chemin), le take away, une offre pour les PME, etc.
L’offre de restauration est destinée à être élargie : health food, offre végétarienne, saisonnière, etc. Cela va de pair avec une communication accrue sur la provenance des produits, le développement de nouvelles technologies (applis food, contactless pick-up, assistants virtuels, traitement des données).
L’aspect logistique doit aussi être repensé avec le développement de partenariats, les livraisons au travail et à domicile, le franchising, une production centrale entre autres. Sans oublier ce que Johan Poelmans appelle les « extras » : le consulting, les formations et les animations par exemple.
Pour plus d’informations détaillées, l’intégralité de ce webinar (1 heure) peut-être visionné ci-dessous.