L'année du travailleur

Le magazine britannique The Economist a déclaré 2022 "l'année du travailleur" après le constat que les employés peuvent désormais imposer des exigences plus élevées à leur employeur et à leur environnement de travail en raison d'un marché du travail devenu plus tendu qu'avant l'épidémie de coronavirus.Selon le conseiller immobilier Colliers, trois tendances peuvent être définies que les employeurs, les propriétaires de bureaux et les locataires doivent prendre en compte.Travailleurs flashC'est un phénomène jeune et en pleine effervescence : le « consommateur flash », qui veut tout ici et maintenant. Des sociétés de livraison telles que Gorillas livrent des courses à domicile en quelques minutes. Le consommateur flash s'attend à de la rapidité et de la commodité. Ces attentes existent également chez les employés de bureau et c'est un nouveau défi pour les employeurs d'y répondre. Une première option consiste à proposer des produits et services de bureau via une application. Commander un déjeuner, un vélo partagé ou des articles pour le travail (à domicile) est ainsi simple et rapide. Une recommandation supplémentaire : la liberté de choix est importante. Plus il y a d'options, mieux c'est. Le campus se manqueL'ambiance du campus est synonyme de collaboration et de rencontre, deux conditions importantes pour l'innovation. Faire partie d'un campus valorise l'image des entreprises. De plus en plus d'entreprises choisissent donc de s'implanter sur un campus. Aux Pays-Bas, c'est même le cas des cabinets d'avocats, qui privilégient traditionnellement les tours haut de gamme et les bureaux fermés. Les organisations qui s'installent sur un site du genre campus renforcent leurs notoriétés. Un campus est également bien plus qu'un lieu de travail de bureau : c'est une communauté vivante avec des installations dont les jeunes talents ambitieux aiment faire partie. Un autre regard sur l'espaceFini le temps où tous les employés étaient présents au bureau ensemble. Chaque employé passe moins de temps au bureau, mais s’attends à un bon lieu de travail s'il est là. Avoir le bureau disponible pendant le travail était une évidence, mais c'est maintenant un nouveau défi pour les employeurs et les propriétaires de bureaux. Lorsque l'espace de bureau n'est pas nécessaire, il peut éventuellement être utilisé différemment. Les bureaux doivent devenir flexibles hors des horaires de travail. Colliers l'exprime ainsi : "Un bâtiment hybride ajoute une dimension temporelle à l'espace. Des groupes de bâtiments changent de fonction et de groupe cible en fonction de l'heure de la journée ou de la semaine. Un auditorium peut fonctionner comme un cinéma pendant le week-end. Le restaurant d'entreprise peut devenir le soir une 'cuisine noire' pour préparer des repas qui sont livrés à domicile. Harold Coenders, associé et directeur des services aux occupants chez Colliers Pays-Bas : « Les employés ont besoin d'une plus grande liberté de choix lorsqu'ils travaillent, à la fois dans le temps et dans l'espace. Les ordinateurs portables et les smartphones ont brisé le monopole du bureau en tant que lieu de travail. Les employeurs et les propriétaires de bureaux doivent faciliter cette nouvelle réalité ».

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