05/11/2021

Le développement des bureaux durables doit passer à la vitesse supérieure

Sur le marché bruxellois des bureaux, les locataires choisissent surtout sur base de la localisation –avec une préférence pour les endroits A-, même s’ils sont peu à peu disposés à payer des prix à la location plus élevés pour plus de qualité, maintenant qu’ils ont besoin de moins de mètres carrés. Aux Pays-Bas, la situation va devenir plus compliquée, ne serait-ce que parce qu’une nouvelle législation relative aux labels énergétiques y sera d’application à partir du 1er janvier 2023, une législation qui agit comme une épée de Damoclès au-dessus du marché de location. Dès le 1er janvier 2023, un label énergétique de niveau C minimum sera exigé pour pouvoir être encore proposé sur le marché de la location. A partir de 2030, le niveau A sera la norme.Aux Pays-Bas, les bureaux du futur devront être durables, sains et verts. En 2030, les émissions de CO2 chez nos voisins du nord devront baisser de 45% ; et même de 95% en 2050. Des objectifs qui ont de grandes conséquences pour les propriétaires d’espaces de bureaux, car ils seront contraints de rendre leurs biens immobiliers plus durables. ‘La verdurisation’ exige une approche intégrale, et va au-delà des simples performances énergétiques des bâtiments. Elle prend également en compte l’amélioration de l’environnement de travail et de vie. Aux Pays-Bas, il est apparu que la qualité de l’air n’était pas si bonne que cela en de nombreux endroits, et qu’elle pouvait même être la cause de problèmes de santé. Un climat intérieur sain et confortable est donc une nécessité et fait partie intégrante du processus de ‘verdurisation’. Le climat intérieur a un impact direct sur le bien-être des utilisateurs d’un bâtiment, il réduit l’absentéisme et contribue à la concentration et à la productivité. C’est pourquoi le lieu de travail et ses alentours (y compris les toitures vertes et les jardins suspendus) se verdurisent de plus en plus. (Vb. The Core Amsterdam; Profacility Workplace Showcase 2021). Focus sur les techniques alternativesLes bâtiments qui ne recourent plus au gaz sont devenus la norme aux Pays-Bas, tant en construction neuve qu’en rénovation. Dans notre propre pays également, la fermeture du robinet de gaz pour le chauffage va s’accélérer. Vu que les bâtiments ont un long cycle de vie, il est nécessaire d’abandonner les combustibles fossiles pour atteindre les objectifs de 2030 et 2050. La fermeture du robinet de gaz rend évident le choix de la pompe à chaleur, de préférence complétée par un stockage de chaleur-froid dans le sol. Les PAC air-air sur le toit constituent également une alternative lorsque le recours à la géothermie n’est pas possible. D’autres techniques alternatives qui acquièrent de l’importance sont les systèmes de stockage d’énergie « ouverts », comme les eaux de surface, la riothermie (récupération de la chaleur dans les eaux usées) ou les accumulateurs de chaleur avec de l’eau (et de froid avec de la glace). Les panneaux solaires peuvent difficilement être encore considérés comme une technique alternative. Leur développement se poursuit toutefois, ce qui permet d’atteindre des rendements plus élevés. De plus, le placement des panneaux solaires n’est plus limité à des surfaces horizontales comme des toitures, mais peut aussi s’opérer sur des façades de bâtiment, ou se présenter sous la forme de combinaisons de panneaux solaires et de pare-soleil externes. Verdurisation créativeLa circularité va encore plus loin que la verdurisation, mais elle fait logiquement partie aujourd’hui du processus, surtout dans les projets de construction et de rénovation. Les thèmes centraux sont ici « Reduce », soit l’usage minimal de matières premières, et « Reuse », la réutilisation maximale de matériaux de construction issus d’anciens projets, et enfin « Recycle », la réutilisation à haute valeur ajoutée de matières premières. Aux Pays-Bas, il exi

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