Le marché du bureau bruxellois à la loupe

Au cours du premier semestre 2021, plus de 250.000 m2 ont été loués. Soit beaucoup mieux que durant la même période un an auparavant, et presque autant que le total de toute l’année 2020. À l’opposé du nombre élevé de mètres carrés, on trouve un nombre limité de locataires, qui ont chacun pris une part substantielle à leur compte, et qui avaient déjà pris d’importantes options -155.000 m2- auparavant. Les locataires renoncent à leur long comportement attentiste pour agir lorsque de bonnes affaires se présentent. Le taux d’occupation et les loyers restent très stables, ajoute le rapport ‘Brussels Office Marketview Q2 2021’ publié par le CBRE.La reprise de l’économie consécutive à la dissipation de la menace Corona permet d’espérer une croissance de 5% du secteur immobilier une fois l’année 2021 clôturée. Pour 2022, la Banque Nationale s’attend à une croissance de 3,5%. Les deux premiers trimestres de 2021 ont totalisé 250.977 m2, soit mieux que le résultat pour la même période au cours des 5 dernières années. Au cours du deuxième trimestre, les 10 transactions les plus importantes ont représenté plus de 40% des 139.340 m2 négociés. Près de 64% des contrats signés concernaient des emplacements de type A, plus spécifiquement situés dans le quartier Nord, le centre de Bruxelles et le quartier Léopold. Quelques gros contrats ont toutefois été signés à l’est de la ville et dans la périphérie bruxelloise. La plus grosse transaction fut à l’actif de la RTBf, avec le projet ‘Mediapark’ (environ 38.000 m2). Parmi les grands deals, on peut aussi citer Total Belgium dans la Multi Tower (16.386 m2), EY (15.0033 m2) et Meetdistrict dans le projet ‘The Wings’ (10.050 m2). ‘Working From’, la division co-working d’Ennismore et son projet ‘Victoria’ situé dans la quartier Nord, représentait 5.500 m2. Taux d’inoccupation modesteLe taux d’inoccupation à la fin du 1er semestre 2021 est resté limité à un modeste 7,7%. Pour le centre, il est d’à peine 4,3%. Dans les quartiers décentralisés et la périphérie, le taux d’inoccupation grimpe toutefois à 10% et 19%. Sur les emplacements de type A, le taux d’inoccupation est inférieur à 90.000 m2. Les sites plus anciens semblent toujours moins attractifs pour les locataires. Le fait que les prix de l’énergie ont augmenté de 20% entre mai 2020 et mai 2021 est peut-être une explication. Les organisations perçoivent toujours les avantages de l’espace de bureau dans le segment supérieur, ainsi que pour des bureaux situés sur des emplacements privilégiés. La demande de locations de qualité supérieure est élevée, ce qui se traduit par de nombreuses levées d’options. En conséquence de la longue période de télétravail et de l’ancrage du travail hybride, quelques grandes entreprises ont décidé de sous-louer leurs espaces de bureaux. Il s’agit la plupart du temps de bâtiments avec un niveau de qualité B, mais il y aussi quelques exemples de bureaux à peine aménagés et même de projets encore en phase de construction. Pour le premier semestre 2021, 41.000 m2 ne sont plus comptabilisés comme espaces de bureau et sont classés pour réaffectation en appartements. Et ce la plupart du temps dans des quartiers décentralisés et dans la périphérie bruxelloise. Dans la Rue du Congrès, dans le centre de la ville, ION (l’ancien siège ACOD) sera transformé en 32 flats pour étudiants. Plus d’espaces de bureauPas moins de 315.000 m2 de nouveaux bureaux seront mis à disposition à la fin de l’année, dont 90.000 m2 sur base spéculative (entre autres The Wings et la Chancellerie). Parmi les plus gros projets qui seront achevés, citons ‘Mobius II’ (34.000 m2) et ‘Quatuor’ (22.000 m2). En 2022 et 2023, on compte sur le réception d’encore 200.000 m2. Les loyers les plus élevés restent constants depuis 2017, et s’élèvent à 315 euros/an. C’est surtout la demande de locations de qualité supérieure qui maintient les prix à ce même niveau élevé. Cela accroî

.
.