Le marché néerlandais de bureaux se redresse

D’après le dernier rapport de ‘Savills’, le marché néerlandais de bureaux a connu au premier semestre de 2021 une augmentation de volume de 31% par rapport à la même période l’année dernière. La demande s’est rétablie à +19% au trimestre dernier par rapport au premier trimestre de cette année. Les entreprises dont le contrat de location se termine semblent le renégocier pour une surface de bureaux similaire à celle d’avant l’apparition de la pandémie. La restitution de la surface louée n’est donc certainement pas une tendance.Les plus importantes transactions ont été conclues par ING (31.500m²) et Just-Eat Take-Away (14.416m²). Les deux contrats de location ont représenté ensemble 69% des transactions au premier trimestre de cette année. Si les prestataires de services financiers sont restés largement en retrait en 2020, ils sont désormais de retour (14,2% > 57,3% premier trimestre 2021). Les principaux clients immobiliers sont issus du secteur IT, des affaires et de la prestation de services spécialisés. Amsterdam est très populaire comme emplacement pour le secteur IT. Une tendance est l’augmentation de la demande d’espaces de bureaux flexibles : +44% par rapport à la période pré-Covid. Les investissements dans de nouveaux bureaux restent en veilleuse et sont presque exclusivement réservés au centre-ville d’Amsterdam et au fameux quartier d’affaires ‘Amsterdam Zuidas’. La durabilité, une épée de Damocles L’aspect ‘durabilité’ est plus important que jamais sur le marché immobilier néerlandais et il peut même représenter une menace. La nouvelle législation sur l’étiquetage énergétique qui entrera en vigueur au 1er janvier 2023 exige en effet un niveau C minimum pour les espaces de bureaux proposés à la location. A partir de 2030, le niveau A devra être la norme. Aujourd’hui, au moins 650.000 m² du marché des bureaux amsterdamois atteignent un niveau D ou sont moins performants. On s’attend donc à ce qu’une part significative disparaisse du marché immobilier d’ici un an et demi, entraînant alors un risque de pénurie. Au moins 11% du marché immobilier amsterdamois doit effectuer des adaptations d’ici 2023 pour répondre aux critères de durabilité. Hormis les investissements, il n’est pas certain que les travaux utiles soient achevés dans ce laps de temps. Dans la période 2018 – 2020, le nombre de bureaux non durables a diminué de 12%. On peut en conclure que si la mise à niveau a lieu au même rythme, pas moins de 575.000m² de surfaces de bureaux à Amsterdam seront inlouables à partir de 2023. C’est principalement le centre-ville qui serait touché par les nouvelles mesures de durabilité où 37% soit 239.485m² de surfaces de bureaux nécessitent une mise à niveau, l’année de construction moyenne étant de 1845 ! Un quart des espaces de bureaux non durables du centre-ville est classé monument historique. Même le Zuidas amsterdamois plus récent et qui compte le plus grand nombre de mètres carrés de bureaux n’échappe pas à la législation sur la durabilité. Bien que l’année de construction moyenne soit de 1992, 69.968m² ou 7% de l’offre en bureaux nécessitent des aménagements pour rester louable en 2023. D’autre part, 374.000m² d’espaces de bureaux supplémentaires apparaîtront sur le marché amsterdamois d’ici 2023 suite aux projets de construction en cours ou nouvellement planifiés. Le bureau physique est une constanteSavills Nederland constate: « Si les entreprises vont utiliser leur bureau de manière plus ou moins différente, elles restent cependant convaincues de l’utilité du bureau physique. Pas moins de 87% des travailleurs de la région EMEA considèrent le bureau physique comme une nécessité. Notre étude montre que le bureau en tant que poste de travail optimal est utile au travail collaboratif mais aussi au développement de la carrière, au réseautage, l’accompagnement et le team management. Les travailleurs souhaitent cependant une plus grande flexibilité pour travailler sur pl

.
.