Les entreprises aident leurs télétravailleurs à réduire le stress

Le télétravail estompe la frontière entre vie privée et vie professionnelle, ce qui fait que 18 % des employées craignent bientôt un burn out. Selon une enquête de l’entreprise de services RH Acerta, menée auprès de 500 entreprises belges, une entreprise sur 3 prend des mesures pour réduire le stress pendant les heures de travail. Une entreprise sur 5 aide ses travailleurs à « déconnecter » du travail. « Le bien-être au travail devient le principal atout des entreprises pour attirer ou conserver les meilleurs talents sur un marché de l’emploi en pénurie », déclarent les experts d’Acerta. Un bon nombre de travailleurs ne parviennent pas à enclencher le bouton « temps libre » après les heures de travail. Pourtant huit entreprises sur dix ne déploient aucun effort supplémentaire pour aider leur personnel. Sylvie Michaux, senior consultant chez Acerta : « Nous entrons progressivement dans une nouvelle normalité dans laquelle le télétravail reste une valeur sûre. L’indépendance sur le plan des horaires et du lieu ainsi que l’autonomie grandissante font qu’il n’est plus aussi évident de savoir quand les collaborateurs ne sont pas au travail. Ce manque de clarté existe aussi-bien entre collègues - quels collègues travaillent quand ? – que chez les travailleurs eux-mêmes - comment définir ma journée de travail ? Il est pourtant important de déconnecter, de récupérer et de prendre ses distances à temps pour recharger ses batteries. Travailler indépendamment des horaires et du lieu ne signifie pas que les collaborateurs doivent être toujours disponibles. Il convient de conclure de bons accords sur la disponibilité et l’accessibilité. Les employeurs feraient bien d’inciter leurs collaborateurs à penser à leurs vacances en temps utile et d’établir de bons accords sur les transferts et les back-up, afin que les travailleurs puissent se déconnecter complètement du travail pendant leurs vacances. » Le bien-être au travail comme un atout sur le marché d’emploiPlus d'un tiers (35 %) des employeurs redoutent que leurs collaborateurs quittent l’entreprise après la crise du coronavirus, ce qui pourrait augmenter le stress pour ceux qui restent. Pour 59 %, un départ éventuel est dû à la rémunération qui ne correspond pas aux attentes du salarié ; 32% voient une implication insuffisante comme motif et 29% citent une pression de travail excessive comme argument pour un éventuel départ. Sylvie Michaux : « La guerre des talents est de retour, nous en sommes déjà au même niveau qu’avant la pandémie. Les employeurs devront s’assurer que leur personnel ait envie de rester chez eux. L’implication réside dans des petits événements du quotidien, et pour certains d’entre eux, les occasions se sont faites plus rares ces derniers temps : une discussion dans les couloirs, un trajet vers le site d’un client, entendre que le collègue d’à côté éprouve des difficultés et voler à sa rescousse, etc. Les responsables devraient se concerter avec les collaborateurs pour déterminer le meilleur moyen de donner corps à cette implication dans une forme de travail hybride. Ils obtiendront ainsi de nouvelles idées, répondront mieux aux besoins des collaborateurs et renforceront leur implication. »

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