Les téléconférences et vidéo conférences sont devenus une habitude quotidienne à cause de la crise sanitaire. Une enquête Américaine a été réalisée par des chercheurs des universités de Perdue, de Yale et du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Le but était de rechercher l’effet du trafic des données sur l'empreinte écologique. Pour la première fois les chercheurs des universités ont déterminer non seulement la quantité des émissions de CO2, mais aussi l'utilisation de l'eau et du sol liées à nos activités en ligne. Dans cette optique, des services tels que YouTube, Zoom, Facebook, Instagram, Twitter et TikTok ont été analysés, mais aussi des jeux en ligne et quelques autres plates-formes.La transmission des signaux vidéos est responsable pour la plus grande partie de notre empreinte écologique en ligne. Une heure de réunion en ligne avec webcam, donc une vidéo conférence, provoque une émission de 150 à 1.000 grammes de CO2, la consommation de deux à douze litres d'eau et une utilisation du sol de la taille d'un iPad mini. Si on coupe la caméra et on se contente d’une simple télé conférence, l'empreinte diminue de pas moins de 96 pour cent. Non seulement la transmission des signaux vidéos est déterminant pour l'empreinte écologique liée a nos activités en ligne, aussi la qualité de l’image joue son rôle. Cela compte plus précisément pour les services de diffusion (streaming). Toute personne visionnant sa série favorite à la qualité d'image standard, pollue l'environnement jusqu'à 86 pour cent moins que celle qui opte pour la haute définition ! Des différences régionalesLes chercheurs ont trouvés des différences régionales importantes. C'est ainsi qu'il apparaît que le trafic de données aux Etats-Unis se caractérise par quelque neuf pour cent d'émissions de CO2 en plus que la médiane mondiale. Par contre, les empreintes au niveau de l'eau et du sol sont respectivement de 45 et 58 pour cent inférieures. En Allemagne, leader mondial dans le domaine de l'énergie renouvelable, l'empreinte CO2 est largement inférieure à la médiane mondiale, alors que celles sur le plan de l'eau et du sol y sont sensiblement supérieures. Le confinement, suite à la crise sanitaire mondiale, a fait croître fortement le trafic internet. Les chercheurs signalent une augmentation rapportée de vingt pour cent minimum dans certains pays. Si cette tendance se poursuit jusque fin 2021, une forêt de 185.000 kilomètres carrés serait nécessaire pour compenser les émanations supplémentaires en CO2. Le supplément d'eau requis pour le traitement et l'envoi des données suffirait pour remplir plus de 300.000 piscines olympiques, alors que l'empreinte supplémentaire au niveau du sol serait aussi vaste qu'une ville comme Los Angeles. Source: IPS