Réinventer le travail

La forte demande des salariés de pouvoir organiser leur temps de travail de manière flexible a fait que le travail hybride s'est rapidement assez répandu, même si dans la pratique il a des interprétations très variées. Depuis le 20 novembre 2022, la possibilité d'une semaine de travail de quatre jours à temps plein a également reçu le feu vert du gouvernement fédéral. Toutefois, cette partie du "deal du travail" n'est possible qu'à la demande de l'employé. Le prestataire de services RH Acerta, indique qu’actuellement 4 cols blancs sur 1 000 y ont recours. Le collègue SD Worx vient de démarrer un projet pilote dans ses propres rangs.
SD Worx souligne d'emblée que chaque application de la semaine de quatre jours à temps plein nécessite une personnalisation pour être un succès pour l'employé, l'équipe et les clients. Dans sa propre organisation, 80 employés ont commencé la semaine de quatre jours de travail à temps plein et le régime de travail alterné. C'est ce dernier qui a connu le plus de succès.
Bruce Fecheyr-Lippens, Chief People Officer chez SD Worx : « Nous lançons ce nouveau régime en tant que projet pilote qui durera six mois, du 1er janvier au 30 juin 2023. Cette nouvelle étape s'inscrit parfaitement dans notre culture de travail flexible, et nécessite une certaine personnalisation. Grâce aux volontaires, nous voulons examiner en profondeur ce qui fonctionne pour chaque employé, nos clients et l'équipe. Au départ, 99 employés (soit 4,6 %) étaient intéressés pour essayer la semaine de quatre jours à temps plein pendant six mois. Au final, 80 d’entre eux ont été mis à l’essai. La plupart des participants sont intéressés par le régime de deux semaines consécutives. Un sur trois a opté pour la semaine de quatre jours à plein temps. »
Informer et évaluer correctement
Le nombre de demandes des employés a été évalué avec le responsable par équipe en fonction de la faisabilité, sans toucher au service client. Au cours du processus, 10% des candidatures ont été abandonnées parce que l'employé ne remplissait pas les conditions, qu'il y avait des rendez-vous spécifiques avec des clients ou que la candidature n'arrivait pas au bon moment dans la carrière (encore trop récent dans le poste).
Quelques employés intéressés n’ont finalement pas pu intégrer le programme. Bruce Fecheyr-Lippens : « Le passage à un autre régime, mais a également un impact sur l'accumulation des jours ADV (la diminution du temps de travail), le nombre de chèques-repas par jour de travail et les éventuelles indemnités journalières et de poste. C'est aussi une question personnelle de savoir si une journée de travail structurellement plus long contribuera à améliorer le niveau d'énergie, la satisfaction au travail et l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Avec le régime bimensuel à heures conservées, il n'y a pas de perte de jours pour la diminution du temps de travail) ».
La pratique
Les profils d’employés participants sont variés, allant du personnel de soutien en comptabilité, TIC, RH, marketing, aux conseillers juridiques et consultants ayant des contacts avec les clients. La majorité d'entre eux sont des femmes (72,5 %).
Chez les hommes, 73 % ont choisi le régime bimensuel. Chez les femmes, ce chiffre est légèrement inférieur : deux tiers d’entre elles choisissent le régime bimensuel ; un tiers ont opté pour la semaine de quatre jours à temps plein. La majorité des participants (62 %) a moins de 45 ans. Si l'on tient compte du nombre d'employés par âge, cette nouvelle formule rencontre le plus de succès chez les 25-29 ans ainsi que chez les 45-55 ans.
Tulay Kasap, Team manager Legal Advice chez SD Worx : « Je suis très heureuse de cette flexibilité supplémentaire grâce à un cycle de deux semaines, avec le mercredi comme journée libre fixe une semaine sur deux. Je constate avec plaisir que c’est aus

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