La pandémie de Covid-19 a accéléré l’adoption du télétravail. De manière assez générale, le support technique (IT) a bien – voire très bien - fonctionné. Mais le télétravail expose de nombreuses organisations à des risques de sécurité physiques, outre l’augmentation de la cybercriminalité parallèlement à l’obligation de télétravailler. Nous avons déjà mentionné le phishing comme étant l’une des armes les plus populaires des cybercriminels, et le 'Ransomware 2.0'. Aux Pays-Bas, une attention est aussi accordée aux risques liés à la sécurité physique du télétravail, en plus de la sécurité numérique. Le ‘Nationaal Cyber Security Centrum’ (NCSC) néerlandais, qui dépend du Ministère de la Justice et de la Sécurité, a émis des conseils sur les risques de sécurité associés au télétravail. Parmi ces risques de sécurité physiques, on peut citer : des documents (d’entreprise) importants qui traînent, des disques durs contenant de l’information sensible disponibles à la maison, et bien entendu les laptops et toute l’information qu’ils renferment. Très fréquemment, des documents importants sont imprimés, des données confidentielles ou logicielles sont sauvegardées sur des clés USB, des back-ups sont enregistrés vers des appareils NAS (Network Attached Storage). Même si l’employeur et le collaborateur gèrent la sécurité en ligne de manière conséquente, de l’information confidentielle peut toujours tomber dans de mauvaises mains. Parmi les risques physiques potentiels pouvant conduire à la perte de données, on peut avancer un incendie de l’habitation ou un cambriolage. Il est donc recommandé de ranger les documents sensibles, les supports de stockage et les laptops dans un coffre-fort adapté. Classes de sécuritéLes coffres-forts sont répertoriés dans plusieurs classes de sécurité. Un coffre-fort certifié EN 14450 S1 indique une résistance légère à l’infraction et est adapté au risque simple. Les classes S1 (Securitylevel 1) ou S2 mentionnent le montant couvert par les compagnies d’assurance pour le dépôt de valeur (€ 2.500,- of € 5.000,-), bien qu’il soit préférable d’en discuter au préalable avec le courtier de la police d’assurance. Une protection accrue contre l’incendie et le cambriolage exige un coffre-fort adapté. Par ailleurs, il faut établir une distinction entre les coffres-forts pour documents, destinés à protéger des documents papier pendant un laps de temps contre l’incendie, et les coffres-forts pour les données. Le papier peut être endommagé voire décomposé à des températures supérieures à 175°C. La limite critique pour les supports d’information magnétiques et données numériques est bien plus basse et tourne autour des 50 °C. Outre l’incendie, les coffres-forts pour les données et les supports de stockage offrent une protection contre l’humidité, la poussière et les particules de suie. La résistance au feu est exprimée en minutes et suivie d’un P pour le papier ou de DIS pour les données. Ces normes de test indiquent la durée durant laquelle une armoire ignifuge protège le papier ou les données en cas d’incendie.