Près de deux tiers des salariés envisageraient fortement de changer d'emploi d'ici 2023, tel est le résultat remarquable d'une récente enquête de Robert Walters. Près de la moitié (48%) d'entre eux le font principalement parce qu'ils veulent faire avancer leur carrière. Après la progression de la carrière, le salaire est le principal moteur. Si aucune augmentation de salaire n'est prévue pour l'année à venir, même 67 % envisageraient de quitter leur employeur actuel. La pandémie de corona et la sécurité de l'emploi ont été les principales raisons pour lesquelles de nombreux employés sont restés chez leur employeur ces dernières années. Aujourd'hui les cartes sont différentes et 2023 s'annonce comme une année avec beaucoup de mouvement sur le marché du travail.
39% des professionnels interrogés indiquent qu'ils veulent chercher un nouvel emploi afin d'améliorer leur niveau de salaire. L'indexation des salaires attendue en janvier semble insuffisante pour la majorité. Plus de la moitié (56%) s'attendent à recevoir une augmentation de salaire de 6 à 10%, en plus de l'indexation à venir.
Un salarié sur trois déclare vouloir changer d'emploi en 2023 simplement parce qu'il est temps de passer à quelque chose de nouveau.
La sécurité de l'emploi ne joue plus guère de rôle pour les salariés. 83 % sont convaincus de pouvoir trouver rapidement un nouvel emploi s'ils décident de quitter leur employeur. « Les professionnels convoités reçoivent souvent plusieurs propositions de contrat à la fois, ce qui leur assure une position de négociation forte en termes de rémunération », observe Özlem Simsek, directeur général chez Robert Walters. « Il n'est donc pas surprenant que 58% indiquent que tirer le meilleur parti de leur potentiel salarial est plus important que la sécurité de l'emploi ».
Si le salaire est un facteur important pour postuler ailleurs, les employés interrogés ont également d'autres souhaits à formuler, comme un travail stimulant, des collègues sympathiques et la culture d'entreprise.
Stabilité et la guerre des talents
On entend un autre son de cloche chez SD Worx : « Notre marché du travail belge reste très stable avec peu de roulement. Néanmoins, les employeurs sont désireux de conserver tous les talents en 2023 également ».
Jan Vanthournout, expert en relations sociales chez SD Worx : « Les employeurs vont essayer de maintenir l'emploi, mais cela pourrait devenir très difficile en 2023 sous la pression de l'augmentation des coûts énergétiques et salariaux. En plus de l'indexation automatique des salaires, on discute de la marge de progression des salaires pour la période 2023-2024 (loi sur les normes salariales), qui sera finalement réglée non seulement dans les secteurs mais aussi au niveau des entreprises. Le dialogue social deviendra plus important que jamais ».
La pénurie de main-d'œuvre persistera en 2023, de sorte que les entreprises doivent plus que jamais se positionner comme des employeurs attrayants. La flexibilité sera le concept clé en 2023. Une plus grande flexibilité est possible grâce à la numérisation des RH, qui permet en même temps de réaliser des économies. « Les travailleurs exigent des règles souples en matière de contenu de la fonction, de contrats de travail, d’heures de travail, de lieux de travail et d’occupation à temps plein ou à temps partiel. C'est là que les employeurs peuvent faire la différence : pensez aussi à la nouvelle possibilité du régime de la semaine de quatre jours de travail à temps plein ou de la semaine alternée en Belgique. » sait Ellen Claes, directrice du personnel de SD Worx Belgique.
Grâce au mapping proactif des compétences des travailleurs, les organisations augmentent non seulement leur employabilité maximale, mais elles soutiennent également leurs travailleurs dans leurs possibilités de développement et leur planification de carrière.