Une semaine de travail réduite devient une option réelle

Selon une étude menée par Robert Half, 54 % des cadres supérieurs belges sont prêt à proposer une semaine de travail réduite d'ici 2023. La semaine de travail réduite figure également dans la réforme du marché du travail, d'ici 2023. Il s'agit d'une option permettant de répondre à la demande de flexibilité des futurs employés qui ne peuvent plus être séduits uniquement par des horaires flottants et le télétravail. Robert Half, la première et la plus grande agence de recrutement spécialisée au monde, a mené l'enquête en juin 2022 auprès de 1 800 cadres de niveau C en utilisant une méthode de collecte de données en ligne. L'enquête dans le cadre du Guide des Salaires 2023 a consisté en 300 entretiens en Belgique, aux Pays-Bas, en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et au Brésil.
7 cadres supérieurs belges sur 10 sont actuellement confiants dans la croissance de leur entreprise pour l'année à venir. Cependant, les managers sont également confrontés à plusieurs défis en raison, notamment, de la pression sur les salaires due à une indexation élevée ainsi qu’à une forte concurrence sur le marché. Bien que 34 % des managers interrogés s'attendent à pouvoir encore offrir une augmentation salariale, le Guide des Salaires révèle que 30 % d'entre eux affirment se contenter de cette augmentation de salaire imposée, sans augmentation supplémentaire.
 « De nombreuses entreprises sont prises entre deux feux par l'indexation élevée : elles souhaitent verser au personnel l'augmentation qu’il mérite, mais doivent aussi tenir compte de la hausse du coût du personnel. Trouver le bon équilibre à ce niveau posera certainement des défis supplémentaires à l'approche de la fin de l'année, période traditionnelle d'augmentation des salaires. Un éventail plus large d'avantages extralégaux pourrait constituer une alternative », a déclaré Cédric Desmet, Regional Director chez Robert Half.
La flexibilité comme facteur de motivation crucial
La flexibilité et les autres avantages extralégaux sont et restent absolument cruciaux pour personnaliser l'enveloppe salariale aux attentes des salariés dans la société d'aujourd'hui. Les entreprises sont également ouvertes à le faire.
Outre les formes de flexibilité courantes et recherchées, les entreprises sont également ouvertes à d'autres formes de flexibilité, telles que la semaine de travail réduite (54 %), le télétravail (partiel) à l'étranger (54 %) et l'allongement du temps de travail hebdomadaire pour plus de congés (28 %)
De plus, les politiques relatives au nombre de jours de congé sont en cours de révision afin d'élargir également les options à ce niveau. Le tier des cadres supérieurs belges sont par exemple disposés à offrir aux employés un nombre illimité de jours de congé.
 « Il est rassurant de voir que les employeurs s’ouvrent à ces nouvelles formes de flexibilité. La réforme du travail récemment adoptée permettra également aux entreprises de se diversifier davantage dans ce domaine, et c'est absolument essentiel. Les entreprises offrant une flexibilité limitée manqueront désespérément le coche. Avec seulement les 20 jours légaux, il sera de plus en plus difficile de trouver et de garder du personnel » déclare Cédric Desmet.
Les avantages extralégaux sont une autre option permettant aux candidats de personnaliser leur rémunération. Les trois avantages sociaux les plus populaires que les managers prévoient d'offrir l'année prochaine sont l'indemnité de télétravail, l'indemnité de bicyclette électrique et le congé de paternité prolongé.

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