Économiser de l’argent et de l’eau dans les toilettes publiques
Le volume d’eau qui s’échappe quotidiennement d’un réservoir de chasse qui fuit est évalué à au moins 600 litres, soit l’équivalent de 400 bouteilles de 1,5 litres. Prenons par exemple un cinéma équipé de quinze cuvettes avec réservoir, dont cinq fuient. Surconsommation totale : 3 m³ par jour (soit, au bout d’un an, 730 000 bouteilles) et, à 5,70 euros le prix moyen du m³ d’eau froide au Belux, ce sont 6 200 euros qui filent dans les égouts chaque année.
Renforcer la maintenance : une solution efficace mais coûteuse
Dans l’habitat, ces fuites sont rapidement repérées et réparées – du moins on l’espère –, mais dans les lieux publics, tels que les aires d’autoroute, aéroports, écoles…, leur détection est plus complexe, et il est fréquent que l’emballement des consommations d’eau froide constitue la seule alerte.
Dès lors, deux solutions s’offrent aux maîtres d’ouvrage : investir dans un service de maintenance qui contrôle, démonte, nettoie et remplace. C’est efficace, mais coûteux en termes de main d’œuvre et de pièces détachées. L’autre solution consiste à passer aux chasses sans réservoir.
Les fuites aux toilettes : un enjeu écologique et économique
Les toilettes publiques reçoivent fréquemment plus de 200 utilisateurs par jour et par WC. C’est-à-dire que chaque mécanisme est sollicité dix fois plus que dans l’habitat. C’est encore plus dans les sanitaires des aéroports, par exemple, où une chasse d’eau peut être activée jusqu’à 1500 fois par jour ! Sans compter que, consciemment ou inconsciemment, il arrive que les utilisateurs se transforment en vandales, soumettant les mécanismes de chasse à rude épreuve.
Avec la chasse directe, le système est connecté directement sur la canalisation d’alimentation en eau, rinçant grâce à la puissance du réseau. Le tartre, ennemi numéro 1 des toilettes, n’est plus un problème et l’on évite les fuites et les coûts de maintenance. Les robinets DELABIE sont testés pour plus de 500 000 manœuvres, fonctionnant parfaitement pendant des années, contre quelques mois pour les mécanismes en plastique des chasses à réservoir. Ils sont parfaitement accessibles par l’avant
même pour les WC suspendus là où il est habituellement nécessaire d’intervenir à l’aveuglette.
L’hygiène en plus
Avec les chasses directes, les toilettes gagnent en propreté. Quand un WC à réservoir fuit, le rinçage n’est plus du tout efficace et la saleté s’accumule. Et s’il s’avère qu’une seconde chasse est nécessaire, elle peut être effectuée immédiatement, sans attendre le remplissage du réservoir durant 30 à 45 secondes.
Mais un réservoir, c’est aussi 9 litres d’’eau en stagnation qui, l’été, deviennent un bouillon de culture. La chasse sans réservoir permet, avec le robinet TEMPOMATIC bicommande de DELABIE, le rinçage du réseau toutes les 24 heures après la dernière utilisation, assurant une purge pour une hygiène totale. Ainsi l’eau des réseaux de tout établissement fermé durant l’été est régulièrement renouvelée.
Des systèmes installés depuis des décennies
Les chasses directes ne sont pas nouvelles, mais oubliées ! Elles ont effet équipé les établissements scolaires construits après-guerre. Depuis, elles ont considérablement évolué, du point de vue technique et design. Ainsi, TEMPOFLUX 3 de DELABIE est parfaitement adapté aux exigences actuelles en termes de confort et d’esthétique, en particulier la plaque de commande en verre noir qui a reçu plusieurs prix de design.
Etant donné les enjeux économiques et écologiques autour de l’eau potable, ces chasses sans réservoir vont forcément progresser.
Photos: Delabie