L’Europe a opté pour la conduite électrique et l'interdiction du moteur à combustion interne. Un autre changement radical auquel l’automobiliste est confronté est la conduite autonome. L’introduction de la conduite autonome est motivée par le nombre élevé de morts sur les routes chaque année et par la congestion des infrastructures routières. La voiture intelligente devrait réduire les embouteillages et le nombre d’accidents. Mais la date de faisabilité de la conduite autonome s’éloigne de plus en plus…
La conduite autonome signifie en fait le mouvement indépendant d'un véhicule dans la circulation, mais c'est le défi ultime et (pour l'instant) pas encore pour demain...
Aujourd’hui, nous distinguons cinq niveaux différents de conduite autonome :
Niveau 0 : c'est ce que nous connaissons depuis des décennies ; le conducteur fait tout lui-même, décide de manière autonome.
Niveau 1 : conduite assistée ; le conducteur est assisté par des systèmes (ADAS = Advanced Driver Assistance Systems) comme par exemple l'assistant d'angle mort.
Niveau 2 : conduite partiellement automatisée ; la voiture peut effectuer certaines manœuvres elle-même, par exemple se garer, rejoindre automatiquement la voiture qui précède dans un embouteillage. Les voitures les plus récentes peuvent être considérées comme étant de niveau 2.
Niveau 3 = conduite automatisée ; était déjà prévu pour 2022(!) et permet une conduite autonome « mains libres » sur autoroute. Le conducteur n'a plus besoin de tenir le volant. La voiture adapte automatiquement sa vitesse au flux de la circulation, peut changer de voie de manière indépendante... Le conducteur n'a plus la responsabilité de la voiture, peut faire autre chose (par exemple lire et répondre aux e-mails), mais le système peut lui demander de reprendre la main à tout moment. Il y a ici un très grand danger car le conducteur ne connaît pas la situation de la circulation, que le pilote automatique ne sait pas gérer !
Niveau 4 : conduite entièrement automatisée ; comparable à la conduite d'un taxi. Le véhicule prend toutes les décisions et fonctions en charge et ne fait appel au conducteur que lorsqu'il n'est pas en mesure de faire face lui-même à la situation de circulation. Mêmes risques que le niveau 3 !
Niveau 5 = conduite entièrement autonome sans conducteur. Le conducteur, le volant et les pédales ne sont plus nécessaires. Il suffit d'entrer la destination et de lancer l'autorisation (par exemple, par commande vocale).
Qu’il s’agisse de conduite automatisée ou entièrement autonome, le fonctionnement sans faille des systèmes nécessaires est une condition sine qua non, et cela dans toutes les conditions météorologiques et situations de circulation. La voiture autonome ou intelligente peut être provoquée volontairement par des piétons et/ou des cyclistes mal intentionnés, sans parler du risque de piratage des logiciels indispensables.
Le goulot d’étranglement des données
La conduite automatisée ou autonome est impossible sans une masse de flux de données qui doivent prendre en charge le « logiciel intelligent ».
Une première exigence est que les informations cartographiques doivent contenir non seulement la route, mais également les environs immédiats. Par exemple, la société spécialisée TomTom parle d'une évolution des informations cartographiques en 2D vers la 3D.
La couverture nationale et internationale par les réseaux de télécommunications 5G est essentielle pour transmettre les données nécessaires. Les caméras, radars, Lidar (LIght Detection And Ranging, mesure de distance par impulsions laser) et capteurs présents dans la voiture fournissent des informations importantes qui doivent être réparties entre les données nécessaires à bord pour la conduite et les données partagées pour affiner les informations cartographiques en