Selon une enquête menée par Deskeo en France, auprès de 3978 entreprises, le flex office séduit finalement les entreprises. Les résultats de l’enquête montrent qu’une majorité d’entre elles envisage d’y passer prochainement. Pourtant, la mise en place est loin d’être évidente, même si supprimer les postes de travail attitrés permet de réduire les coûts. La majorité des presque 4000 répondants envisage en effet de passer prochainement au flex (55%). Mais jusqu’à maintenant, très peu d'organisations l’ont adopté (16%) et quand c'est le cas, la plupart ont opéré la transition avant 2020 (donc bien avant la crise sanitaire). Seulement 34% des entreprises considèrent cette transition comme étant très positive avec une parfaite adaptation des équipes alors que deux tiers des répondants ont un bilan négatif ou partagé.Parmi les motivations principales à franchir le pas du flex office, la réduction des coûts arrive en tête aussi bien pour celles qui sont déjà en bureaux flexibles (77 %) que pour celles qui souhaitent y passer (79 %). À la deuxième place, 60 % des entreprises plébiscitent une meilleure expérience humaine des salariés et une meilleure gestion vie professionnelle et personnelle. Enfin, la troisième motivation principale concerne à 43 % l'envie d'utiliser l'espace différemment avec davantage de salles de réunion ou d'espaces de convivialité. Réduire la surface pour une meilleure localisation n’est pas un grand argument. Que 11% des répondants qui envisage la transition vers le flex office, le mentionne. Complexité de la transitionLe passage au flex office est considéré comme un challenge financier, organisationnel, psychologique, technologique... Pour 62% des entreprises déjà en flex office, l'impact humain a été le facteur le plus délicat lors de la réorganisation. Juste derrière, il s'agit sans surprise de chiffrer le projet et évaluer son coût (61% des entreprises). Enfin, la méconnaissance du processus a été un challenge pour 53% des entreprises. Par ailleurs, le passage au flex office peut prendre du temps, surtout si le flex office n'a pas été anticipé et suffisamment communiqué en amont aux collaborateurs. Pour plus de 80% des entreprises, la période d'adaptation est inférieure à 3 mois. Pour 44 % des personnes interrogées, il a fallu aux équipes entre 1 et 3 mois pour adopter ce nouveau mode d'organisation. Pour les 29 % d'entreprises qui n'envisagent pas du tout de passer au flex office, c'est parce qu’ils estiment que cela n’est pas adapté à leur activité (59%). Plus de 55 % avance un frein psychologique. Pour presque la moitié (47%) il s'agit juste d'un effet de mode et 43 % n'ont pas les moyens de réorganiser leurs bureaux.