Le TCO, la référence essentielle pour le fleet management

Le fait que le prix catalogue ne soit plus pertinent dans le choix d’un véhicule n’est pas nouveau en soi. Avec la progression de l’électrification, il est primordial de déterminer un TCO (Total Cost of Ownership ou coût total de possession) aussi réaliste que possible, notamment en raison de la forte variabilité de la composante ‘coûts énergétiques’ et des règles fiscales en vigueur.

Eduard
Coddé

Au sein du fleet ou du mobility management, le concept TCO s’est plus concrétisé ces dernières années. Nous distinguons ainsi :

TCO1 = basique et incomplet aujourd’hui

  • Prix de revient mensuel pour le leasing opérationnel
  • Consommation de carburant (électricité)
  • Contribution CO2
  • TVA non récupérable

Synthétisé comme le cash-out direct pour l’organisation

TCO2

  • TCO1
  • Coûts fiscaux + dépenses non admises, contribution ATN par l’employeur
  • Impact sur l’environnement (coûts liés à la consommation d’énergie et aux émissions de CO2)

Cette approche TCO fournit de l’information fiable pour une sélection responsable du parc automobile, car elle tient compte du prix d’achat supérieur des voitures électriques ainsi que du régime fiscal plus favorable.

TCO3

  • TCO2
  • ± impôt sur les sociétés évité en raison des dépenses liées au véhicule.

Le TCO3 est inférieur au TCO2 mais nécessite plus de données supplémentaires pour pouvoir effectuer le calcul complexe avec précision. On parle également de ‘TCO commercial’, car le TCO3 est souvent utilisé par les sociétés de leasing.

Affiner le fleet management
Dans la pratique, le TCO2 s’avère être la version la plus fiable pour l’optimisation de la gestion de la flotte, en particulier pour l’accélération de la transition vers la conduite électrique. Une comparaison réaliste entre un modèle à moteur thermique et le même modèle en version BEV ou, si disponible, PHEV, est parfaitement possible sur base du TCO2.

Coût énergétique, une mise en garde
i le TCO2 est un outil bienvenu pour la gestion de flotte, la composante énergétique peut cependant entraîner des fluctuations pour un même modèle, mais utilisé par différents collaborateurs. Qui recharge son véhicule à son domicile et qui le recharge au travail ? Qui utilisera fréquemment les infrastructures de recharge publiques et qui devra souvent recourir aux bornes de recharge rapide, que ce soit ou non pour des déplacements professionnels plus longs ? Les prix de l’énergie varient considérablement en fonction du mode de recharge et ont donc un impact non négligeable sur le coût total d’utilisation d’un véhicule. N'oubliez pas les coûts liés à l’infrastructure de recharge sur le site de l’entreprise et/ou au domicile des collaborateurs. Une bonne connaissance des conditions d’utilisation spécifiques de chaque véhicule et des calculs approfondis sont essentiels au fleet management actuel.

Auteur: Eduard Coddé

Informations fiscales

  • Depuis cette année, seuls les véhicules zéro émission sont déductibles à 100%.
  • Pour les autres véhicules commandés depuis le 1er juillet 2023 ou les contrats de leasing signés à partir de cette même date, la déductibilité fiscale est limitée de 75%.
  • La déduction minimale de 40% pour les véhicules dont les émissions de CO2 sont supérieures à 200 g/km ne s’appliquera plus.
  • Pour les modèles hybrides rechargeables (PHEV), le gouvernement a assoupli la réglementation fiscale, mais il convient de rester attentif à certains textes législatifs définitifs pour les nouvelles voitures commandées cette année.
  • À partir du 1/01/2026, les modèles PHEV devront respecter la nouvelle norme d’émissions Euro 6 e-bis pour pouvoir bénéficier de la déductibilité fiscale.