Préparez dès maintenant votre budget mobilité
Le budget mobilité reste soumis à la condition que le salarié ait droit à une voiture de société selon sa fonction. Il doit en outre en avoir bénéficié pendant au moins 36 mois.
La nouveauté réside dans le fait qu’à partir du 1er janvier 2027, le budget mobilité deviendra obligatoire pour les employeurs comptant plus de 50 salariés, qu’ils disposent ou non d’une voiture de société. Un an plus tard, cette obligation s’étendra aux PME employant au moins 15 salariés. Les petites entreprises ne seront pas tenues d’établir un budget mobilité, mais elles peuvent en proposer un.
La valeur est déterminée sur base du TCO (Total Cost of Ownership) de la voiture de société. Celui-ci comprend le leasing, l’entretien, l’assurance, le carburant, etc. La valeur est plafonnée à 20% du salaire brut, avec une valeur absolue de 17.245 euros (indexé). Un seuil minimal de 3.233 euros est également prévu.
Trois piliers
La valeur du budget mobilité peut être librement répartie entre trois piliers:
- Pilier 1: un véhicule respectueux de l’environnement, exclusivement électrique à partir de cette année.
- Pilier 2 : les moyens et les services de transport durables. Cela inclut : l’achat, la location, le leasing et l’entretien d’un vélo (électrique), d’un pédélec, d’une trottinette voire d’une micro-voiture électrique ; les titres de transport et les abonnements pour les transports publics, à utiliser par le salarié ou les membres de sa famille vivant sous son toit ; la mobilité partagée, comme les voitures et les vélos partagés, les taxis ou les voitures de location avec chauffeur ; le loyer ou le prêt hypothécaire pour autant que le salarié réside dans un rayon de 10 km (à vol d’oiseau) de son lieu de travail.
- Pilier 3: un solde résiduel en fin d’année, soumis une cotisation salariale spéciale de 38,07%.
Plan de mobilité ou plan de cafétéria
Bien que différents, ces deux plans peuvent parfaitement coexister. Le budget mobilité vise principalement à réduire le nombre de voitures de société, en les échangeant contre un budget que le salarié peut utiliser librement.
Dans le cas d’un plan cafétéria, l’employeur propose un menu d’avantages (extralégaux) parmi lesquels le salarié peut choisir. L’une des options est la mobilité. Le budget d’un plan cafétéria correspond à une partie du salaire brut (prime ou 13e mois).
Indépendamment de l’obligation légale ou de la taille de l’entreprise, le budget mobilité constitue un atout incontournable dans la ‘guerre des talents’, un facteur décisif pour attirer les candidats adéquats.
En hausse
Au cours de l’année écoulée, le nombre d’employeurs proposant un budget mobilité à leurs salariés a connu une hausse significative de 31%. Il s’agit principalement d’entreprises tenues de mettre en place un budget mobilité à partir de cette année, constate le spécialiste en ressources humaines Acerta. Parmi ces entreprises, 12,7% l’ont déjà instauré, soit une hausse de 6% par rapport à 2024.
La mobilité verte – Pilier 2 – est le choix le plus populaire auprès des salariés bénéficiant déjà d’un budget mobilité, avec une augmentation de 22% par rapport à l’année précédente. Le paiement en espèces – Pilier 3 – perd quant à lui 12% de popularité. Enfin, la voiture est toujours prisée : à peine plus de 4% des salariés ayant le choix optent pour un budget mobilité plutôt qu’une voiture de société.