Un bon bâtiment motive, sécurise et connecte

Head of Immo & Security chez Beobank, Nico Rosvelds (53) coordonne depuis plus de cinq ans la gestion du parc immobilier, des services facilitaires et la sécurité physique de la banque. Soucieux du confort, de la sécurité et de la durabilité, il oeuvre chaque jour à l’amélioration de l’environnement de travail pour les collègues et les clients.

Elke
Lamens
beobank
Quatuor Building – SA M. & J.M. Jaspers et J. Eyers & Partners, architectes / architecten.

Nico Rosvelds dirige le département Immo & Security de Beobank depuis avril 2019. À ce titre, il gère un réseau diversifié de 180 sites en Belgique, du siège social à Bruxelles à une soixantaine d’agences bancaires régionales. Il apporte également son soutien à 120 agents indépendants et gère le parc automobile et le portefeuille d’assurances de la banque. Fort de ses années d’expérience au sein de la banque et de sa vision globale de l’immobilier, des services facilitaires et de la sécurité, son département est un maillon central dans la création d’environnements de travail modernes, sûrs et confortables, dans un paysage évolutif où la digitalisation, la législation ESG et l’expérience client redéfinissent la norme. Concrètement, il s’agit d’un mix bien huilé de gestion facilitaire, de projets de réaménagement, d’économies d’énergie, de déménagements, de solutions de sécurité et de collaborations avec des partenaires externes. « Nous veillons au fonctionnement optimal de chaque point de vente et de chaque bureau dans un secteur qui ne cesse d’évoluer », résume-t-il.

Du réseau de vente à la gestion du parc immobilier
Nico Rosvelds connaît les rouages de Beobank comme personne. « Beobank est mon premier et unique employeur », déclare-t-il non sans fierté. Il y travaille depuis 29 ans, d’abord comme employé au sein du réseau d’agences, puis à des postes de support au siège social. Sa longévité est en grande partie due à la trajectoire de croissance qu’il a pu suivre. « J’ai commencé dans le réseau d’agences de Malines puis j’ai évolué, passant par le support commercial et la sécurité avant d’accéder à mon poste actuel. Mon engagement a toujours été récompensé et de nouvelles opportunités se sont présentées. Il règne une culture ouverte et dynamique, où la confiance et la collaboration sont primordiales. »
« Cette large expérience est un atout majeur. On comprend mieux les besoins des collègues sur le terrain lorsqu’on a travaillé au guichet. On est dans les murs et à leurs côtés. Ils perçoivent sur le terrain ce que nous gérons au département. »
La prestation de services aux agents est typiquement belge : les agences bancaires indépendantes opèrent sous leur propre nom mais proposent les produits de Beobank. « Ils ne font pas partie du personnel mais ils bénéficient d’un soutien. Les actionnaires étrangers ne comprennent pas toujours cette structure hybride, qui fonctionne très bien ici. »

Des quatre murs à l’expérience et au confort
Alors que la gestion facilitaire se limitait autrefois aux mètres carrés et aux contrats d’entretien, l’accent est aujourd’hui mis sur l’expérience, le confort et la durabilité. « Quand vous créez un environnement de travail de qualité, vous augmentez automatiquement la motivation chez les collaborateurs », estime Nico Rosvelds. « Pensez aux postes de travail ergonomiques, à un air de qualité, un éclairage intelligent, des intérieurs esthétiques, des coins calmes, une accessibilité fluide et des espaces d’accueil conviviaux. » La pandémie a renforcé cette prise de conscience.
« Le télétravail est aujourd’hui la norme chez Beobank. Les collaborateurs travaillent en moyenne deux jours par semaine chez eux. Cela signifie que l’environnement de bureau doit être particulièrement attrayant les autres jours. Les collaborateurs doivent se sentir accueillis et à l’aise. »
Son rôle actuel dépasse le cadre de la gestion facilitaire classique. « Notre objectif n’est pas de comprimer mais de privilégier le confort et l’expérience client. Un espace café de qualité, un point de contact visible et des bureaux joliment aménagés font par exemple toute la différence. En période de travail hybride, c’est plus important que jamais. » Beobank investit dans des projets de réagencement qui placent les collaborateurs et les clients au centre des préoccupations. « Nous visons des bureaux modernes, sans guichets classiques, mais dotés d’une technologie intelligente, d’un parcours intuitif et d’une atmosphère ouverte. Les transactions en espèces s’effectuent aux distributeurs automatiques installés dans une zone sécurisée, sûre et efficiente. » Nico Rosvelds est également responsable de la sécurité physique des agences depuis 2006. « Les incidents sont heureusement de moins en moins fréquents. Les agences sont mieux sécurisées et les espèces sont disponibles via nos 150 distributeurs automatiques répartis dans le pays. »

Durable, efficient et pérenne
L’une des évolutions les plus marquantes mentionnées par Nico Rosvelds est la professionnalisation par l’analyse de données. « Aujourd’hui, il faut pouvoir démontrer ce que vous faites, pourquoi vous le faites et l’impact que cela produit. Des labels énergétiques aux mesures de confort, ‘mesurer, c’est savoir’ est devenu un facteur de réussite crucial. » Nico Rosvelds vise une occupation stable du personnel et mise sur une digitalisation poussée et une expertise externe. « Nous externalisons la gestion technique, le nettoyage et l’entretien. Nous nous focalisons sur la coordination et le contrôle qualité. C’est indispensable car le volume de tâches augmente et l’efficience reste cruciale. » La législation européenne pèse lourdement sur la politique FM. Les directives sur l’accessibilité, l’efficacité énergétique et la digitalisation nécessitent des ajustements pour l’ensemble du réseau de bureaux. « Parfois, il est plus judicieux de déménager que de rénover. De tels projets s’étalent heureusement sur plusieurs années et nous travaillons étroitement avec les propriétaires. »

Union des forces dans le secteur
Nico Rosvelds perçoit de nombreux défis communs dans le secteur bancaire. « Tout le monde est confronté à l’impact de la législation ESG, aux nouvelles technologies et à l’évolution du comportement des clients. » Voilà pourquoi il a créé début 2025 un groupe de travail interbancaire pour les facility managers, en collaboration avec belfa. « Nous partageons des expériences avec des collègues d’autres banques, sans divulguer les secrets commerciaux. C’est un forum ouvert et efficace, qui s’intéresse notamment à l’outsourcing, à la législation en passant par la gestion des bâtiments principaux. L’ambiance y est bonne et c’est un véritable lieu d’apprentissage mutuel. » Nico Rosvelds est impatient de poursuivre son engagement en faveur de postes de travail alliant confort, sécurité et durabilité.
« Un bon bâtiment contribue à la motivation, à la satisfaction du client et à l’image de marque, et c’est ce que nous voulons tous, finalement. »
Auteur : Elke Lamens. Photos : Beobank

Nico Rosvelds

  • Âge: 53 ans
  • Fonction: Head of Immo & Security, Beobank
  • Bagage: Master Ingénieur commercial (KU Leuven, 1995)
  • Carrière: 29 ans chez Beobank, du réseau commercial au siège social
  • Expertise: Gestion facilitaire, sécurité physique, gestion du parc immobilier, conformité ESG